Des jaunes, des grises, des noires, parmi toutes ces races d’abeilles proposées dans les petites annonces, on finit par ne plus savoir quoi choisir pour peupler sa première ruche. Tous les apiculteurs sont à la recherche de l’abeille idéale, celle qui ne pique pas, qui n’essaime pas et qui produit beaucoup de miel : difficile de la rencontrer ! Certains croisements ou races étrangères s’en rapprochent, mais il est bien souvent difficile de maintenir leurs caractères dans le temps, et le plus de production cache parfois des défauts comme le pillage ou une consommation hivernale excessive sans parler de l’agressivité de la descendance. Depuis les travaux de Linné (1758), les abeilles sont classées suivant différents caractères morphologiques comme la taille, la couleur, la longueur de la langue, la pilosité, l’indice cubital… Pour les différencier, nous avons recours à des mesures biométriques ou, mieux, à l’analyse de l’ADN !

Il existe aujourd’hui une multitude de races d’abeilles domestiques destinées à l’apiculture, certaines pures et d’autres issues de croisements. Elles se distinguent sur plusieurs critères comme la pilosité, le mode de nidification, les types de plantes butinées, etc. Autant de variétés qu’un apiculteur gagnerait à connaitre avant de choisir la colonie qui peuplera son rucher. Nous allons voir les forces et faiblesse des abeilles d’élevage les plus fréquentes en France.

Abeille européenne, avette ou mouche à miel est une abeille à miel originaire d’Europe. Elle est considérée comme semi-domestique. C’est une des abeilles élevées à grande échelle en apiculture pour produire du miel et pour la pollinisation.

Quelles abeilles choisir pour son rucher ?

Les abeilles utilisées en apiculture appartiennent à l’espèce Apis Mellifera et ne représentent qu’une faible proportion de la diversité des abeilles. Il existe aussi une diversité au sein de cette espèce domestique. On parle alors de sous-espèce, race ou variété. Et même au sein d’une même race, il peut y avoir différents types d’abeilles provenant de croisement, dû à des mutations génétiques naturelles (hasard) ou artificielles (provoqué par l’homme). A cause de ces mutations génétiques, on ne peut plus réellement utiliser le terme « race pure » car si on prend l’exemple des reines carnica, les caractéristiques de celles-ci seront légèrement différentes selon le lieu de production (Slovénie, Hongrie, Autriche, Allemagne…) et il en est ainsi pour toutes les races. Toutes les différentes caractéristiques des races dont nous allons parler proviennent de commentaires d’apiculteurs, d’éleveurs et de chercheurs. Bien que leurs expériences et leur bonne foi ne puissent être mises en doute, certaines caractéristiques décrites peuvent être discutables.

En Europe, les races utilisées pour la production de miel sont nombreuses. Elles vont de l’abeille noire (de couleur très noire) à l’abeille ligustica (presque totalement jaune). Entre les deux, on trouve toute une palette de races ayant des couleurs plus ou moins jaune telles que la caucasica, carnica, anatolica, cecropia, cypria, iberica, etc.

Les apiculteurs alsaciens, contrairement aux apiculteurs du reste de la France qui eux produisent surtout avec la Buckfast® et la ligustica, ont une préférence pour la Carnica. Est-ce dû au climat ou à la proximité des pays Germaniques ? Il n’est évoqué ici que quelques races d’abeilles et d’une hybride (mutation génétique artificielle), soit parce que ce sont les plus courantes dans nos régions ou parce qu’elles présentent un intérêt particulier.


Sommaire

ItalienneNoireCaucasienneFrère AdamCarniolienneIbérique – Anatolienne


Quelle type d’abeille choisir ?

Apis mellifera mellifica, ligustica, carniolienne, caucasienne, Buckfast… De nombreuses souches d’abeilles peuplent les ruchers en France. Comment les reconnaître ? Et surtout, comment les choisir ? Car l’apiculteur est toujours à la recherche de l’abeille parfaite, qui serait facile à élever, généreuse productrice de miel et résistante. Mais le choix n’est pas si facile !

Les différents types d’abeilles et leur rôle

  • En France, la plus courante a longtemps été l’abeille noire (A. mellifera mellifera). Elle démarre lentement au printemps, mais elle résiste bien à l’hiver. Elle est un peu agressive, mais elle essaime peu et la reine est capable de réduire la ponte quand les floraisons se font rares. Enfin l’abeille noire est dite anecbalie : la colonie peut démarrer l’élevage d’une reine quand l’ancienne est âgée. Elles vivront alors côte à côte quelques semaines. Diffusée par les Européens en Amérique et en Afrique du Nord, l’abeille noire a connu son heure de gloire mais, depuis les années 1990 et l’arrivée du varroa, un parasite, notre avette est tombée en disgrâce. Pire, les apiculteurs se sont tournés vers d’autres sous-espèces.
  • En Alsace, amateurs comme professionnels préfèrent l’abeille carniolienne (A. mellifera carnica). Originaire d’Autriche et des Balkans, cette race est réputée pour sa douceur. Rustique, elle hiverne bien et se montre peu sensible aux maladies. En revanche, elle essaime facilement.
  • Plus rare, l’abeille caucasienne essaime peu et hiverne bien. Son défaut ? Elle se développe lentement au printemps mais, surtout, elle propolise beaucoup. Ce mortier-colle complique la visite de la ruche et la récolte.
  • L’abeille italienneA. mellifera ligustica, est douce, peu essaimeuse et productrice. Elle reste la préférée de l’apiculture intensive. Elle demande beaucoup de nourriture en hiver et la reine pond sans se soucier des réserves ni des floraisons.
  • L’abeille Frère Adam, Buckfast®, Hybride, Originaire d’Angleterre, l’abeille des frères Adam est sans doute la plus populaire aujourd’hui. Les apiculteurs apprécient sa douceur et sa productivité. Mais ils doivent lui apporter des provisions en hiver, surtout dans les régions où le climat est froid.

L’abeille jaune, italienne (Apis mellifera ligustica)

Jaune cuivrée, A. mellifera ligustica est de taille moyenne, à peine 1,2 cm de longueur, et dotée d’une langue assez longue : de 6,3 à 6,6 mm.

Mellifera ligustica, appelée couramment “L’Italienne” (du fait de son origine géographique) et plus vulgairement “la jaune”. Son aire de répartition est mondiale car elle est véritablement à la base de la plupart des hybridations réalisées par les apiculteurs (l’italo-américaine, les triples hybrides, les reines d’Hawaii, la Caucasite, la Chinoise, la Buckfast,…). Elle apporte dans ces hybridations son énorme potentiel de ponte (et sa coloration). Elle est protégée en Italie, son pays d’origine, où les importations d’abeilles sont interdites pour éviter les pollutions génétiques.

Les abeilles italiennes sont donc presque exclusivement ligustica. Elle est la championne toutes catégories de production de couvain. Elle en produit tant et tant, sans se “soucier” d’un quelconque équilibre avec les réserves de provisions, parfois jusqu’à ce que la colonie meurt de faim. Avec l’abeille italienne, vous pouvez ranger enfumoir et vareuse, elles sont d’une douceur incroyable. Elles forment de très grosses colonies qui essaiment nettement moins que d’autres races, ce qui pendant les fortes miellées donne des belles productions de miel. Leur langue, assez longue (6,6 mm), leur permet de récolter un maximum de nectar d’acacia et même le trèfle rouge. En résumé : Elle est extrêmement douce, très travailleuse, peu essaimeuse, la reine est très prolifique, bonne productrice, ne propolise pas, développe de très grosses colonies, demande beaucoup de nourritures pour l’hivernage, hivernage délicat dans les régions froides. Conseillée pour l’élevage et l’apiculture intensive.

L’Apis mellifera ligustica est apparue au sud des Alpes italiennes. On la retrouve également dans toute la région du Tessin, de la Valteline et du sud des Grisons, en Suisse. Elle semble préférer les climats septentrionaux.

Cette espèce est la plus utilisée par les apiculteurs et la plus répandue dans le monde. En effet, elle représente près de 20% du cheptel français, 60% du cheptel chinois, et encore mieux, près de 75% du cheptel australien.

En Italie, son pays d’origine, elle est scrupuleusement protégée afin d’éviter les pollutions génétiques. Pour ce faire, les importations d’autres espèces d’abeilles ont donc été interdites.

L’aire de répartition de « la jaune » est mondiale, car elle sert de base à la plupart des hybridations réalisées par les apiculteurs (comme la Buckfast, l’italo-américaine, les triples hybrides etc.). Elle est fortement plébiscitée dans les opérations d’hybridation notamment à cause de son potentiel de ponte énorme et à sa résistance à des maladies comme l’acariose.

Principales qualités :

  • Une abeille douce : L’abeille jaune n’est pas agressive, sauf en cas de danger, ou quand elle est coupée avec des mâles noirs. Cette douceur de caractère fait qu’elle est facile à travailler. Certains apiculteurs n’hésitent pas à la travailler sans protection.
  • Une abeille productive et populeuse : L’abeille jaune est élevée essentiellement pour sa production de miel. Prolifique, elle pond ses œufs plus rapidement et emmagasine beaucoup de miel. Rien ne l’arrête dans sa production du couvain, pas même le souci d’équilibre en matière de réserves de provisions. Ce qui en fait l’abeille idéale pour la fabrication des paquets d’abeilles et de gelée royale. Dotée d’un odorat assez développé et d’une langue de 6.50 mm, sa production de propolis est très élevée.
  • Une abeille qui s’adapte bien : D’origine italienne, l’abeille jaune n’a pas de problème à s’installer sous d’autres contrées, comme la France, l’Amérique, le Chili, la Nouvelle Zélande, …
  • Une abeille qui résiste au varroa : Contrairement à l’abeille noire, l’italienne résiste mieux au varroa, cet acarien parasite qui nuit à la qualité de la gelée royale et par conséquent au couvain.
  • L’Apis mellifera ligustica effectue un vol plus léger, possède un odorat très développé et est beaucoup plus active.
  • Une abeille qui résiste au varroa :
    Contrairement l’abeille noire, l’italienne résiste mieux au varroa, cet acarien parasite qui nuit à la qualité de la gelée royale et par conséquent au couvain.

Principaux défauts :

  • Trop essaimeuse : A la fin de la grande miellée, l’italienne devient trop populeuse. Elle peut produire plus de couvain que ne peuvent supporter ses réserves. Face à cet élevage excessif, la colonie risque de mourir de faim.
  • Plus fragile : Peu robuste, l’abeille jaune a du mal à passer l’hiver, notamment dans les régions où il fait très froid. Une fragilité qui la pousse à la dérive, et qui expose la colonie à la dépopulation. L’abeille italienne préfère un climat doux.
  • Plus gourmande : Elle se nourrit copieusement pour mieux passer le cap de l’hiver. D’où la nécessité de lui procurer plus de nourriture, sinon elle est capable de manger rapidement le miel qu’elle a produit.
  • Une abeille pillarde : Tous les défauts cités ci-dessus font que l’abeille italienne n’hésite pas à piller ses voisins, pour répondre à ses besoins nutritionnels, notamment en hiver.

L’abeille jaune italienne (Apis mellifera ligustica) est l’abeille la plus répandue à travers le monde.

Sa capacité d’adaptation fait qu’elle fut introduite avec succès dans les pays du Nouveau Monde, là où les abeilles indigènes étaient absentes ou ne produisaient pas suffisamment.

Particulièrement prolifique, l’italienne permet une production importante d’essaims et de paquets d’abeilles en Australie comme en Nouvelle-Zélande.

En dehors des zones méditerranéennes, elle passe difficilement les périodes hivernales ou bien en nourrissant copieusement.

Elle est idéale pour la fabrication de gelée royale et de paquet d’abeille. Les apiculteurs l’ont bien compris comme le mentionnent les équipes de Luberon Apiculture : l’abeille jaune italienne est idéale pour l’élevage et l’apiculture intensive.

L’abeille noire (Apis mellifera mellifera)

(Apis mellifera mellifera ou Apis mellifera mellifica)

Avec sa robe foncée, A. mellifera mellifera est bien reconnaissable. Sa taille varie de moyenne à grande mais sa langue mesure moins de 6,4 mm.

C’est l’abeille vernaculaire d’Europe, c’est la souche qui a résisté à deux glaciations. C’est la souche la plus rustique.

L’abeille noire (à cause de sa couleur) est la race présente depuis des milliers d’années en Europe de l’ouest. Correctement sélectionnée, elle peut produire des colonies très populeuses. Elle ne tient pas le cadre et fuit facilement face à la fumée, ce qui est parfois gênant pour manipuler les cadres, mais bien utile au moment de la récolte. Même la reine déserte quelquefois la ruche pour se promener sur votre vareuse ou l’avant de la ruche lors des visites. L’agressivité de cette abeille n’est pas un problème si l’on prend quelques précautions (vareuse, enfumoir, équipement,…). Sa langue de 6.1 mm est plus courte que chez les autres races d’abeilles, on peut toutefois la voir butiner aux côtés des autres races dans les corolles les plus profondes comme celles de l’acacia, mais la rentabilité du butinage n’est, bien sûre, pas la même. Selon des recherches très sérieuses
effectuées sur cette abeille, ce serait la seule race ayant la faculté que l’on appelle : anecbalie. Les abeilles de ces colonies démarrent spontanément un élevage royal dès que la reine produit moins de phéromones, celle-ci laisse se dérouler le processus jusqu’à la naissance, la fécondation et la ponte de la jeune reine. On aura alors une situation exceptionnelle au sein de la colonie : la présence simultanée de deux reines (la jeune et l’ancienne). Il est alors extraordinaire de voir sur un même cadre deux reines en train de pondre…Cet état n’est que transitoire, car la jeune tuera la vieille après quelques semaines de vie commune. C’est pour cette raison que l’on considère cette race comme étant très stable dans le temps puisqu’on aura toujours une reine au « top » dans la colonie. On la dit peu productrice de miel, pourtant des études comparatives ont prouvé que dans les mêmes conditions, sa production est similaire à d’autres races. C’est aussi la championne des réserves dans le corps de ruche avec un stockage massif de pollen et de miel en bordure du couvain. Elle est peu essaimeuse sauf pour les colonies très fortes manquant de place. Par contre, il faut reconnaître qu’à la sortie de l’hiver la colonie met un certain temps à se développer comparativement à d’autres races. En résumé : Elle est agressive, ne pille pas, entoure bien le couvain de provisions pour l’hivernage, la reine réduit sa ponte si les ressources sont insuffisantes, peu essaimeuse, très rustique, facile à hiverner car très faible consommation, lent démarrage au printemps.

L’Apis Mellifera Mellifera est plus connue chez les apiculteurs sous le nom d’abeille noire, en référence à sa couleur. C’est une race très ancienne qui est présente sur toutes les régions de France et possède plusieurs écotypes locaux comme l’abeille noire bretonne, l’abeille noire corse, l’abeille noire provençale ou encore l’abeille noire cévenole (traditionnellement élevée dans des ruches tronc).

Elle est très appréciée des apiculteurs français car elle hiverne remarquablement bien, même lorsque l’hiver est froid. Elle résiste bien aux maladies, possède une bonne longévité et s’adapte bien à son biotope. On peut lui reprocher son comportement parfois agressif et son développement un peu lent en sortie d’hiver. Aussi, sa langue courte l’empêche de butiner dans des fleurs avec une corolle profonde.

C’est une abeille locale et polyvalente, particulièrement adaptée aux climats montagnards qui séduira les amateurs comme les professionnels.

Principales qualités :

  • Une butineuse remarquable : L’abeille noire récolte le pollen et le nectar sur une grande variété de fleurs. Elle se démarque des autres races, par ses performances en matière de pollinisation des plantes à fleurs et de productions variées : miel, gelée royale, cire, propolis et venin (à usage médical).
  • Une abeille douce : De pure race, l’abeille noire est assez douce, rarement agressive, surtout si elle est bien sélectionnée et travaillée.
  • Une bonne gestionnaire : L’abeille noire gère bien ses réserves en nourriture, ce qui en fait une abeille peu pillarde. Elle régularise même sa population en fonction de la quantité de nectar qu’elle a récoltée.
  • Une abeille qui s’adapte bien à son milieu : La grande diversité biologique de l’Apis Mellifera-Mellifera (mellifica) montre que cette race d’abeilles est celle qui s’est le mieux adaptée à son environnement et aux diverses conditions climatiques. Une aptitude marquée par sa capacité à bien voler même quand la température est basse. Au fil des années, cette caractéristique s’est désormais inscrite dans le patrimoine génétique de l’abeille noire.
  • Une abeille résistante : C’est une abeille rustique qui résiste bien à l’hiver et aux maladies. D’ailleurs, elle est conseillée en régions montagneuses et là où l’hiver est rigoureux et long. Enfin, l’abeille noire est l’abeille des miellées tardives effectuées en août et au-delà de ce mois. Autant de qualités qui font que l’abeille noire est très utilisée par les apiculteurs et qu’elle est souvent conseillée pour les débutants qui désirent démarrer dans des conditions favorables, non contraignantes.

Principaux défauts :

  • Très craintive, l’abeille noire reine n’est pas facile à trouver !
  • Langue très courte ne lui permettant pas de butiner certaines fleurs tel que le trèfle blanc, ou toute fleur à corolle profonde.

L’abeille noire locale (Apis mellifera mellifera), espèce vernaculaire de nos contrées, est certainement la plus populaire sous nos latitudes et la plus adaptée à la flore et aux terroirs (écotypes).

Parfois agressive (en cas d’hybridation), souvent essaimeuse, en revanche, elle passe bien l’hiver en régulant sa population en fonction des rentrées de nectar… c’est l’espèce d’abeille la plus rustique.

Sa rusticité fait qu’elle est conseillée en zone de montagnes ou pour les régions aux hivers longs et rigoureux.

Peu pillarde, elle résiste bien aux maladies. Elle est performante sur les miellées tardives. Bien adaptée à son milieu, elle convient très bien au débutant comme au professionnel à la recherche de l’abeille rustique et polyvalente.

L’abeille Buckfast® (Frère Adam)

Issue d’un croisement de races, l’abeille des frères Adam, de taille moyenne, est grise à raies jaunes. La langue ne dépasse pas 6,3 mm.

Aujourd’hui, cet hybride à la faveur de beaucoup d’apiculteurs. Buckfast® étant une marque déposée, elle est plus couramment appelée frère Adam. Cette abeille a été créée à partir de croisements de multiples races, mais elle possède un patrimoine génétique majoritairement emprunté à l’abeille mellifera ligustica. C’est le frère Adam (1898 – 1996) de l’abbaye de Buckfast située dans le Devon (Angleterre) qui a réalisé un travail considérable d’hybridation, allant chercher dans une multitude de pays des abeilles aux caractéristiques qui l’intéressaient. Il a réalisé cela afin de renouveler le cheptel de l’abbaye de Buckfast suite à une épidémie d’acariose. C’est une belle abeille, prolifique et douce, certains apiculteurs la trouvent essaimeuse (mais moins que la carnica) et peu adaptée aux récoltes de printemps. La langue de la frère Adam mesure 6.3 mm et ne lui permet pas de butiner de manière optimale toutes les fleurs à corolles profondes. Les reines ne sont pas toutes de même couleur, car comme pour les autres races, cette hybride peut provenir de différents élevages où elle a subi de mutations génétiques naturelles. Elle est très agréable à travailler et il est logique que les apiculteurs préférant une manipulation facile de leurs colonies optent pour cette race qui semble toujours beaucoup promettre. Elles sont très prolifiques ce qui donne bien sûre de grosses colonies et comme elles sont très travailleuses, elles donnent en générale de belles récoltes (si la nature le permet). Certaines souches sont plus résistantes au froid que d’autres.

Leurs consommations de provision hivernale sont toutefois plus importantes que pour d’autres races et comme pour l’abeille italienne les provisions doivent être surveillées tout au long de l’hiver surtout dans les climats froids ou si les hivers sont longs. En résumé : Elle est très douce, très travailleuse, un peu essaimeuse, la reine est très prolifique, elle doit hiverner avec de grosses provisions, développe de grosses colonies, bonne productrice.

L’abeille Buckfast est abeille hybride, créée en Angleterre à partir de croisements de plusieurs races, pour remédier à la détérioration du cheptel de l’abbaye de Buckfast, suite à une épidémie d’acariose.

Parce que chaque souche possède ses qualités et défauts, Frère Adam, de l’abbaye de Buckfast, a travaillé au siècle dernier sur le croisement de 2 souches : les abeilles italiennes et les abeilles noires. Les hybrides nées de cette union ont pris le nom de “Buckfast”, ou “Frère Adam”. Cette abeille répond à de nombreux critères apicoles et peuple de plus en plus de ruchers de production.

Il s’agit d’une abeille très douce, peu essaimeuse et travailleuse. Elle hiverne plutôt bien et résiste à certaines malades. Par contre, elle a tendance à consommer beaucoup de nourriture durant l’hiver et propolise beaucoup l’intérieur de la ruche.

Principales qualités :

  • Prolificité : une reine très prolifique.
  • Caractère : la Buckfast est reconnue pour sa douceur comportementale, à tout moment et en tout lieu.
  • Butinage : les abeilles Frère Adam sont d’excellentes butineuses. Une tâche facilitée par la longueur de leur langue qui leur permet de butiner diverses fleurs, même celles à corolles profondes.
  • Production : cette abeille hybride produit des récoltes très intéressantes, parce qu’elle est réputée pour être très travailleuse.
  • Résistance : cette abeille est très résistante notamment au climat froid et à certaines maladies (comparée surtout à l’abeille noire)
  • Conservation du miel : l’abeille Buckfast conserve bien son miel et prend soin de l’éloigner du couvain, pour ne pas entraver la ponte.
  • Essaimage : une abeille peu encline à l’essaimage
  • État de la ruche : l’ouvrière Frère Adam est une excellente nettoyeuse. Sa ruche est habituellement propre.

Principaux défauts :

  • Problème d’adaptation : elle s’adapte rarement aux récoltes du printemps
  • Problème de provisions : un défaut qu’on retrouve chez l’une de ses ancêtres, l’abeille italienne. Pour bien hiverner, l’abeille Frère Adam a besoin d’une grande quantité de provisions. En effet, elle a tendance à consommer beaucoup de nourriture, ce qui implique de la part de l’apiculteur, une surveillance régulière des réserves, et ce durant toute la période hivernale. Une attention encore plus accentuée surtout quand l’hiver est long ou que le climat est très froid.
  • Problème de propolisation : la Buckfast utilise trop de propolis à l’intérieur de son nid, ce qui ne facilite pas vraiment, pour l’apiculteur, l’opération d’exploitation des produits de la ruche.

Les croisements permettent d’obtenir des abeilles souvent plus productives suite à l’hétérosis. Le croisement le plus connu est certainement l’abeille Buckfast®. Fruit de longues années d’observations et de sélections effectuées par le frère Adam à l’abbaye de Buckfast, dans le sud de l’Angleterre, ce croisement stabilisé est aujourd’hui utilisé à travers le monde.

En Europe de l’Ouest, le croisement de la caucasienne avec la noire, en plus d’être moins agressif, donne de bons résultats sur les miellées d’acacia. La caucasienne croisée avec l’italienne a fait l’objet de recherches à l’INRA de Montfavet.

L’inconvénient des croisements est qu’il faut changer régulièrement les reines car la descendance s’avère souvent agressive. Parfois les croisements sont catastrophiques comme celui appelé « l’abeille africanisée » particulièrement agressif, répandu accidentellement du Brésil au sud des USA.

L’abeille caucasienne (Apis mellifera caucasica)

A. mellifera caucasica, grise, velue et de grande taille, se distingue aussi par sa langue de 7 mm qui lui permet de butiner plus de plantes.

Abeille originaire de Géorgie, plus connue sous le nom d’abeille grise. Originaire des montagnes du Caucase, l’Apis mellifera caucasica ou abeille caucasienne est présente dans la plupart des pays producteurs de miel.

L’Apis mellifera caucasica ou abeille caucasienne est présente dans la plupart des pays producteurs de miel. Elle est très populaire aujourd’hui grâce à sa forte capacité à produire de la propolis, un produit aux propriétés reconnus pour la santé. Elle est souvent croisée avec l’abeille italienne.

Il s’agit d’une abeille grise et très poilue qui est réputée pour sa douceur. Elle est travailleuse, résiste bien à l’hiver et produit du bon miel grâce à sa très longue langue qui lui permet de butiner les fleurs profondes (acacia, luzerne). Néanmoins, elle propolise beaucoup et se développe lentement au printemps.

La caucasienne (mellifera caucasica), est une abeille à l’aspect grisé du fait de sa pilosité abondante. Elle provient de Géorgie et sa douceur ainsi que sa tenue de cadre lui ont valu une très bonne réputation. C’est aussi celle qui a la langue la plus longue (7 mm), ce qui est intéressant pour l’acacia entre autres fleurs ayant des corolles profondes. Elles butinent même par mauvais temps et par des températures fraîches. Les caractéristiques de cette abeille sont proches de celles de la carnica. Elle a par contre la fâcheuse habitude de propoliser le moindre espace dans la ruche ce qui est bien sûr très gênant pour les visites et la récolte. Ce défaut devient une grande qualité pour les producteurs de propolis. Elles sont championnes pour résister aux froids, mais on a déjà vu des ruches en hiver dont l’ouverture avait été totalement propolisée. En résumé : Elle est douce, butine par temps frais, propolise beaucoup, ne pille pas, entoure bien le couvain de miel pour l’hivernage, très essaimeuse, la reine réduit sa ponte si les ressources sont insuffisantes, très rustique et facile à hiverner car très faible consommation.

Originaire des montagnes caucasiennes, cette abeille à la pilosité abondante et réputée pour sa douceur, prend également le nom d”abeille grise”.

Originaire des montagnes du Caucase, l’Apis mellifera caucasica ou abeille caucasienne est présente dans la plupart des pays producteurs de miel. Elle est très populaire aujourd’hui grâce à sa forte capacité à produire de la propolis, un produit aux propriétés reconnus pour la santé. Elle est souvent croisée avec l’abeille italienne.

Il s’agit d’une abeille grise et très poilue qui est réputée pour sa douceur. Elle est travailleuse, résiste bien à l’hiver et produit du bon miel grâce à sa très longue langue qui lui permet de butiner les fleurs profondes (acacia, luzerne). Néanmoins, elle propolise beaucoup et se développe lentement au printemps.

Principales qualités :

  • Durée de vie : supérieure à celle des autres abeilles.
  • Bonne productrice : L’abeille géorgienne produit beaucoup de cire et de miel. La longueur de sa trompe lui permet de produire du bon miel en butinant des fleurs profondes comme l’acacia et la luzerne.
  • Fertile : La reine de l’abeille grise est très fertile
  • Résistante : Une abeille qui résiste bien au froid et qui est capable de travailler même en période de pluie et de brouillard. Contrairement à d’autres abeilles, elle affiche une immunité contre les maladies infectieuses
  • Économe : En hiver, elle consomme tellement peu qu’elle ne risque pas d’épuiser ses réserves.
  • Peu essaimeuse : L’abeille grise forme peu d’essaim. Par souci d’économie et pour préserver le peu de nourriture qui leur reste, la reine en arrive même à réduire ses pontes. Par conséquent, avec l’abeille grise, la récolte du miel et du nectar est toujours importante, même quand elle manque de nourriture.
  • Prend soin de sa ruche : En plus du fait qu’elle défend bien sa ruche, elle la tient bien propre, grâce à ses importantes récoltes en propolis. En effet, la ruche de l’abeille géorgienne est remarquable par sa propreté. Ce qui facilite la tâche de l’apiculteur en matière d’entretien.
  • Peu pilleuse : Ne pille pas, même quand ses réserves sont insuffisantes.
  • Elle est travailleuse, résiste bien à l’hiver et produit du bon miel grâce à sa très longue langue qui lui permet de butiner les fleurs profondes (acacia, luzerne).

Principaux défauts :

  • Championne dans la récolte de la propolis, le plus souvent, elle “propolise” tout l’espace disponible dans la ruche. Un défaut qui gêne l’apiculteur dans ses visites ou pour la récolte.
  • Par contre, et parce qu’elle est fragile face aux courants d’air, d’autres fois et surtout en période hivernale, elle n’hésite pas à utiliser la propolis, parfois de façon excessive, pour boucher les ouvertures de la ruche. D’où la nécessité pour l’apiculteur de visiter régulièrement la ruche.
  • Rustique et résistante, l’abeille grise reste sensible à une maladie contagieuse qui s’attaque à l’appareil digestif, connue sous le nom de nosémose.

L’abeille caucasienne (Apis mellifera caucasica) est également appelée l’abeille grise. Originaire de Géorgie, aujourd’hui on la rencontre également dans tous les grands pays producteurs de miel.

Souvent croisée avec l’italienne, elle apporte de la rusticité. Réputée pour sa forte tendance à propoliser, on l’utilise de plus en plus pour répondre à la forte demande actuelle en propolis.

Elle est particulièrement douce et bonne productrice sur les miellées aux fleurs profondes comme l’acacia, la luzerne.

L’abeille carniolienne (Apis mellifera carnica)

La Carniolienne est grise (à cuivrée), d’où le nom d’abeille grise, velue, avec des poils très courts et une langue très longue : 6.5 à 6.7 mm

La carniolienne est une abeille très présente en Europe (classée deuxième à l’échelle mondiale), parfois appelée “l’italienne grise”, de par sa grande ressemblance avec l’abeille italienne.

La carniolienne (mellifera carnica), est parfois appelée Carniole. Son aire d’origine est située dans les Alpes autrichiennes et les Balkans : Autriche (Carinthie), Slovénie, Hongrie, Roumanie, Bulgarie. L’aspect de l’abeille est à
première vue, gris. De larges bandes de poils gris recouvrent l’abeille. Mais une carnica peut aussi, et naturellement, présenter de légères couleurs bronze. Ces couleurs, sauf en cas de forte pollution génétique, n’influent en rien sur les caractéristiques de l’abeille. La longueur de sa langue est dans la moyenne (6.5 mm) et lui permet de butiner presque toutes les fleurs. Elle est reconnue pour ses qualités de nettoyage du couvain malade, elle est également d’une douceur sans reproche, en fait au printemps l’enfumoir est quasi-inutile ! Elle est très rustique; c’est une abeille qui hiverne très facilement et qui consomme très peu de nourriture pendant les mois d’hiver. Dès le début du printemps, elle démarre très vite. Les « Fan » disent que c’est l’abeille des miellées de printemps réussies. La population s’accroît très rapidement entrainant souvent la fièvre d’essaimage, mais permettant les divisions dès le
mois d’avril. Elle est très résistante aux maladies telles que loques, couvain plâtré, nosémose. Les meilleures colonies se débarrassent partiellement des varroas, ce qui n’empêche en aucun cas de se passer des traitements !!

La ponte est très abondante, garantissant constamment la présence de 5 à 6 cadres pleins de couvain. Cette ponte est étroitement liée aux rentrées de nectar et de pollen. Que la nourriture vienne à se faire rare dans la nature et les reines ralentissent leur ponte aussitôt, ce qui assure une bonne gestion des réserves en nourriture stockée. En effet, prévoyante, la carnica (comme l’abeille noire et la caucasienne) va ralentir sa ponte, voire la stopper. Si ces périodes sont trop longues, il faudra entretenir la ponte par l’apport de nourriture. Ceci est valable pour toutes les races d’abeilles. Dans ces dures périodes de disette, elle est très pilleuse. La carnica est une très forte bâtisseuse.

Les couleurs classiques d’une reine carnica sont le gris-noir mêlé de couleur bronze. Les mâles des colonies non hybridées sont de couleur noire. Si du jaune apparaît chez les mâles, votre reine a été fécondée par au moins une autre race (bon test pour voir la pureté de vos carnicas). En résumé : Elle est douce, butine par temps frais, pilleuse lors des disettes, entoure bien le couvain de miel pour l’hivernage, très-très essaimeuse, la reine réduit sa ponte si ressources insuffisantes, prévoyante pour l’hivernage, très rustique et facile à hiverner même en petites colonies, très faible consommation hivernale démarrage précoce au printemps et développe de grosses colonies.

Principales qualités :

  • Production du miel : la carnica produit beaucoup de miel.
  • Caractère : une abeille douce qui pique rarement, ce qui facilite son élevage même dans les zones urbaines.
  • Sens de l’orientation : l’abeille grise n’a aucun mal à s’orienter et à retrouver son chemin.
  • Durée de vie : la butineuse grise vit entre 4 et 9 jours de plus que les abeilles des autres races
  • Operculation des alvéoles : elle excelle dans cette tâche, surtout en hiver.
  • Entretien de la ruche : le nid de l’abeille grise est souvent bien propre.
  • Résistance : la carniolienne résiste bien à certaines maladies du couvain, telles que la loque européenne.
  • Capacité à s’adapter à différents climats et reliefs : Elle peut être élevée aussi bien en régions montagneuses qu’en zones urbaines. Elle supporte bien les très basses températures, et peut rester jusqu’à 150 jours dans sa ruche, sans sortir.
  • Gestion de l’essaim : l’abeille grise se montre très prévoyante. En cas de sécheresse prolongée (en été) ou face à un hiver rude, lareine en arrive même à interrompre sa ponte. Mais ensuite, sa population se développe et atteint rapidement celles des autres races.
  • Consommation : en limitant sa population, la carnica consomme peu de nourriture. Elle peut même se contenter de la moitié de ses réserves.
  • Précocité : l’abeille grise est connue pour être très précoce, ce qui lui a valu l’appellation d’abeille des miellées de printemps. Ses colonies se développent de manière intensive surtout au printemps.
  • Prolificité : la reine grise est une abeille très prolifique.
  • Butinage : avec longue langue, et sa capacité à s’adapter à différents climats et reliefs, l’abeille grise récolte beaucoup de nectar et de pollen.

Principaux défauts :

  • Elle bâtit mal sa ruche, ce qui peut nuire à la qualité de la colonie.
  • Elle est très essaimeuse.
  • Elle résiste mal à la nosémose et à l’acariose.
  • Elle pille beaucoup, surtout en périodes de famine.

L’abeille carniolienne (Apis mellifera carnica) est originaire des Carpates jusqu’à la Slovénie.Elle est très utilisée des Alpes à la Mer noire. De couleur grise, très douce, on la rencontre souvent chez les apiculteurs pratiquant en zone urbaine

Suivant leur sélection et leur origine, certaines lignées sont parfois essaimeuses.

Elle est performante sur les productions de miellat comme le sapin. Elle est de plus en plus utilisée en croisement avec l’italienne dont elle est génétiquement proche.

Suivant le sens du croisement, le comportement est très différent.


Abeille Iberique (Apis mellifera iberica)

L’abeille Ibérique est une espèce très robuste et de se fait avec une capacité d’adaptation extraordinaire par rapport à ses cousines européennes. Elle est capable de travailler avec une amplitude thermique beaucoup plus importante que les autres abeilles européennes.

L’activité démarre très vite au printemps avec un comportement très agressif (défensif) envers l’homme .

Les colonies essaiment facilement et ont tendance à propoliser plus que les autres espèces.


Abeille Anatolienne (Apis mellifera anatoliaca)

L’abeille Anatolienne est une espèce sensible au froid bien qu’hivernant très bien, ce qui peut la rendre agressive.

D’une couleur jaune comme l’abeille italienne mais moins claire, elle est néanmoins plus grande que l’apis ligustica.

L’activité démarre vite au printemps avec une tendance à propoliser plus que les autres espèces, et surtout à essaimer.

Le couvain n’est pas l’atout principal de cette espèce qui n’est pas très féconde mais elle compense avec une longévité des ouvrières et de la reine supérieure à la moyenne des autres espèces.


Les précautions à prendre

L’abeille qui vient de loin, voire très loin, semble toujours être la meilleure. Les importations d’abeilles sont parfois à l’origine de l’introduction de maladies, virus ou autre parasite : un argument de plus pour adopter l’abeille locale.

A savoir

  • L’hétérosis est l’accroissement de la vigueur ou des performances d’un hybride ou d’un croisement par rapport aux écotypes ou aux races dont il provient.
  • Indice cubital : mesure biométrique de l’aile antérieure d’une ouvrière permettant de définir sa race ou son taux d’hybridation.
  • un proboscis ou langue constitué de la maxille et du labium. Le proboscis étendu mesure entre 5,3 et 7,2 mm selon la race, ce qui détermine les fleurs que les abeilles peuvent butiner.

Pour en savoir plus

Le traité Rustica de l’apiculture, 2002, p. 40 à 51.Fert G., 2008, L’élevage des reines, Rustica, p. 14-21.
Fresnaye J., 1981, Biométrie de l’abeille, OPIDA éd., Echauffour.

Gilles Fert
    Auteur de « L’élevage des reines » aux Editions Rustica


 Tableau comparatif :

LABEL ABEILLE - tableau comparatif des qualités des souches abeilles

Source : apiculture.net et rucherecole68.thann.free.fr (tableau)

Pollution génétique ?

Les essaims ne sont pas sédentaires, et les croisements naturels entre abeilles sont légions. Il est donc courant que les ruches soient peuplées d’abeilles hybrides, sans intervention génétique humaine, les reines étant fécondées par des bourdons qui ne sont pas forcément de la même souche. C’est pourquoi le meilleur choix de souche d’abeilles sera la souche la plus répandue dans la zone où se trouve vos ruchers.

L’abeille noire étant plus autonome et moins gourmande l’hiver sera le meilleur choix dans les ruchers isolés et les plus éloignés.

Vous l’aurez compris, il n’y a pas d’abeilles parfaites et chacun devra choisir sa souche en fonction de ses besoins.

C’est en observant son environnement (conditions climatiques, exposition aux traitements pesticides…) et le comportement des abeilles déjà implantées sur le territoire que l’apiculteur fera le meilleur choix. Etudier ses ruches en les connectant permet alors d’obtenir des informations essentielles sur le bien-être et l’acclimatation des colonies.


Permutation de souche d’abeilles par une autre, dans un rucher.

Il est possible d’avoir des ruches avec une espèce d’abeilles et permuter d’une espèce d’abeilles à l’autre, par exemple on souhaite installer des abeilles noires sur un rucher de montagne peuplé d’abeilles Frère Adam… il suffit alors de permuter la reine Buckfast par une reine noire, tout simplement.

En revanche, dans le cas contraire, changer la reine noire par une reine buckfast ou tout autre espèce: les abeilles noires étant très difficilement remérable, il est souhaitable d’introduire des reines avec une cage à reine sur du couvain fermé, afin d’augmenter le taux de réussite.


PDF

Liens :

  • https://www.apiservices.biz/fr/articles/classes-par-popularite/53-le-pas-a-pas-quelle-race-d-abeille-choisir
  • https://www.label-abeille.org/fr/blog/214-quelle-souche-d-abeilles-choisir-
  • http://www.pedigreeapis.org/biblio/artcl/KB0298fr.html
  • https://www.ruche-apiculture.com/forum/forum-ruche-et-apiculture/apiculture/introduire-une-reine-buckfast-dans-essaim-noir.html
  • https://www.apiculture.net/blog/les-differents-typesraces-dabeilles-n9
  • https://www.label-abeille.org/fr/blog/214-quelle-souche-d-abeilles-choisir-
  • Le jardin de lucie
  • Différents types d’abeilles
  • https://www.abeillesentinelle.net/les-abeilles/le-corps-de-l-abeille
  • https://www.apiculture.net/blog/labeille-carniolienne-apis-mellifera-carnica-n72
  • https://catoire-fantasque.be/morphologie-abeille/
  • https://catoire-fantasque.be/cycle-de-developpement-abeilles/
  • https://avosruches.com/index.php/les-abeilles/
  • http://www.encyclopedie-universelle.net/abeille1/abeille-apidae-apini-apis-mellifera1.html

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