Pour relancer l’apiculture en France !

La France doit importer plus de la moitié du miel qu’elle consomme. La tendance ne va pas en s’améliorant car les apiculteurs français, confrontés à de nombreuses difficultés, ne parviennent pas à augmenter significativement leur production. Promouvoir les enjeux de la production de miel en France auprès des consommateurs et offrir une source de diversification des ventes aux apiculteurs français, tels sont les enjeux de Miel in France.

Pour garder notre potentiel de pollinisation !

En Chine, en Israël, au Pakistan et plus connu aux Etats Unis, que ce soit pour la production de pommes, de melons, d’amandes, on observe les premier graves problèmes de pollinisation qui entraînent une baisse significative des rendements.

Une crise globale aux multiples facteurs se profile partout dans le monde et la France risque elle aussi d’être impactée.

Maintenir une apiculture française en bonne santé n’est pas juste une affaire de vente ou d’achat de miel, c’est un enjeu plus global d’alimentation de l’humanité.Aider les abeilles

En sensibilisant les consommateurs, en permettant de pérenniser les débouchés de commercialisation des apiculteurs français et en permettant aux consommateurs d’acheter du Miel français, Miel in France a pour vocation d’apporter sa contribution à cet enjeu d’alimentation en France.

Parce que la France possède une très grande richesse en variétés de miel !

Grâce à ses nombreux terroirs, la France possède une très grande diversité de miels.

Les paysages de montagnes, les forêts de feuillus et de résineux, les bocages et prairies humides, les paysages méditerranéens, ainsi que les grandes villes fleuries sont autant de terroirs qui permettent aux apiculteurs de produire des miels polyfloraux de printemps ou d’été de qualité et au goût typique.

La diversité des productions agricoles ou sylvicoles françaises permet également aux Apiculteurs de produire des miels monofloraux tels que le miel d’Acacia, le miel de Châtaignier, le miel de Tilleul, le miel de Sarrasin, le miel de Tournesol.

Avec plus de 40 variétés de miels, la France permet de satisfaire les amateurs les plus exigeants qui veulent acheter du miel que ce soit pour le goût ou les bienfaits.

Malheureusement, ce formidable potentiel est sous-exploité et nous passons à côté de la création de beaucoup d’emplois durables.

Parce qu’il est de bien meilleure qualité !

La norme européenne pour le miel est fixée à 18% contre 21% pour les miels industriels. Le miel artisanal n’est pas chauffé contrairement au miel industriel qui perd ainsi la plupart de ses nutriments et vitamines… Le miel pressé est un gage de haute qualité.

La législation détermine que le taux d’humidité des miels doit être inférieure à 20% (sauf le miel de callune : 23%). Mais il faut savoir qu’au-dessus de 18,5 % d’humidité le miel trop liquide devient désagréable à la consommation et surtout que les fermentations peuvent s’y développer.


L’exemple cubain ?

Comment expliquer le succès de l’apiculture cubaine ?

Si l’ « Apis mellifera », l’abeille domestique européenne, est donc jugée plus productive que la « Melipona beecheii », comment se fait-il que l’apiculture cubaine connaisse un tel essor ?

La réponse à cette question ne se trouve pas dans la génétique des abeilles mais bien dans l’histoire de Cuba. En 1991, Cuba perd son principal partenaire commercial avec l’effondrement de l’Union Soviétique. L’embargo des Etats-Unis et le manque de devises étrangères empêchent donc le pays de s’approvisionner en pesticides pour la protection des récoltes.

Face à cela, Cuba décide de mettre en place une politique d’agriculture biologique, qui a été conservée jusqu’à maintenant. Alors que le pays a beaucoup souffert de cette situation, un article de février 2016 du quotidien « The Guardian » parlait plutôt d’un mal pour un bien.

La très faible utilisation de pesticides a effectivement contribué à préserver l’environnement cubain. A l’heure où les apiculteurs français (et européens) sont à la limite de déclarer une guerre ouverte aux agriculteurs et leurs pesticides, le développement de l’apiculture biologique détonne complètement.

Pour ceux qui en douteraient encore, l’île d’Ouessant, en Bretagne, a de quoi vous convaincre. Comme les pesticides y sont très peu utilisés, le taux de mortalité des abeilles chute à 3% seulement en hiver alors qu’il tourne autour de 30% sur le continent.

Et bien évidemment, avec un environnement préservé et des abeilles en bonne santé, on ne peut produire que du miel de très bonne qualité. Avec la restauration des liens diplomatiques entre Cuba et les Etats-Unis et l’assouplissement de l’embargo, l’apiculture cubaine peut être optimiste pour l’avenir.

La France, l’Europe et le reste du monde pourraient-ils s’en inspirer ?

A un moment où la disparition massive des abeilles a atteint un niveau critique en Europe, l’apiculture cubaine est en train de connaître son heure de gloire : miel d’excellente qualité, ruches en bonne santé

Cependant, plutôt que d’en tirer des leçons, certains trouvent encore le moyen de critiquer. « Peut-on encore considérer comme « biologique », un miel qui aura parcouru la moitié du globe ? », pourrait-on se demander.

Il est vrai qu’en arrivant sur nos tables, son empreinte carbone s’est considérablement alourdie. Mais plutôt que de s’attarder sur des détails extérieurs à l’apiculture proprement dite, n’est-il pas préférable de comprendre comment un miel d’une telle qualité a été produit ? De prendre en compte que quelque part, des abeilles vivent tranquillement et produisent du miel sans s’intoxiquer aux pesticides. N’a-t-on pas assez démontré que les abeilles jouent un rôle capital dans la survie de l’espèce humaine ?

L’apiculture cubaine est actuellement un exemple concret de plus sur le rapport entre la disparition des abeilles et l’utilisation des pesticides. Alors que les apiculteurs français rencontrent de grosses difficultés et doivent s’appuyer constamment sur les aides gouvernementales et européennes, leurs homologues cubains semblent entrevoir un avenir radieux.

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Humidité du miel, critère essentiel de qualité

L’humidité du miel est un des problèmes les plus fréquemment rencontrés par les apiculteurs. L’humidité a une grande influence sur la fluidité, la cristallisation, et plus grave sur les risques de fermentation. Contrôler et éviter les problèmes d’excès d’humidité requière un certain nombre de techniques. Utilisation d’un réfractomètre, séchage des miels, conditionnement, nous vous proposons un tour d’horizon des méthodes pour contrôler l’humidité du miel et assurer une bonne qualité pour le consommateur.

Pourquoi le miel est-il humide ?

Le miel est un produit essentiellement composé de sucres et d’eau. Ces éléments déterminent en grande partie la stabilité du miel et sa conservation.

Plus la miellée sera importante et moins les abeilles auront de temps pour sécher le miel dès son arrivée dans la ruche. Il faudra au moins 4 jours pour que les abeilles assurent un bon séchage du miel en cas d’entrées importantes. De plus, l’humidité atmosphérique et la température extérieure vont également avoir une influence sur l’efficacité de séchage de nos abeilles.

En période de fortes chaleurs, les abeilles apporteront de l’eau dans la ruche pour l’évaporer et faire ainsi chuter la température intérieure. Durant les périodes plus froides, les abeilles se regroupent autour du couvain pour maintenir sa température abandonnant ainsi les récoltes et le séchage du miel. Le taux d’humidité du miel varie donc selon les périodes, les saisons et conditions météorologiques.

Les flux d’airs ont ainsi un impact sur le taux d’humidité à l’intérieure de la ruche. Celle-ci agit d’ailleurs comme un conditionneur d’air. Les abeilles introduisent un air froid qu’elles réchauffent. L’air peut ainsi se charger d’humidité et sécher les réserves de miel. Ainsi, les planchers trop ouverts ou les ruches mal isolées apportent souvent plus humidité.

Contrôler l’humidité du miel

Il est possible de juger de la fluidité d’un miel directement sur les rayons. Un miel trop humide va s’écouler en gouttes comme de l’eau et, à l’opposé, un miel sec va produire des fils très longs. C’est ainsi que l’on peut dire que le miel qui coule tout seul des cadres est trop humide pour être récolté.

Cependant, il est difficile de savoir avec précision si l’humidité est supérieure ou inférieure à 18%. Pour cela, il est nécessaire de prélever à plusieurs endroits du miel (operculé et non-operculé) et de le placer dans un réfractomètre. L’idéal est d’avoir un taux d’humidité entre 17 et 17.5%.
Conseil : pensez à bien calibrer votre réfractomètre !

Déshumidifier avant l’extraction

On l’a dit, l’eau joue un rôle important dans le développement des organismes vivants, mais aussi des micro-organismes comme les levures. Une teneur en haut trop importante peut provoquer la fermentation du miel. L’apiculteur doit tout mettre en œuvre pour éviter de récolter un miel trop humide. Si il n’y parvient pas, il lui faudra déshumidifier le miel avant extraction dans une pièce sèche (humidité relative moins de 55%).

Une fois le local déshumidifié durant quelques jours, les hausses sont empilées en quinconce pour faciliter le passage de l’air. Idéalement, il faut que l’air soit brassé, par exemple à l’aide d’un ventilateur au dessus de la colonne, aspirant ainsi l’air vers le haut. Il est également possible d’utiliser un déshumidificateur placé sur le circuit d’air, afin de faire baisser le taux d’humidité.

Les apiculteurs produisant des volumes de miel importants, investissent dans des appareils professionnels de type Honeydry.

Travailler dans un environnement sec

Le miel agit comme une éponge car il est hygroscopique. Il va pomper l’humidité de l’air qui l’entoure. L’apiculteur doit veiller à travailler le miel dans un environnement sec. La miellerie, le local de stockage ou de conditionnement devront être des pièces à l’abri de humidité.

L’humidité du miel se stabilise (en surface) à :

  • 16,3% dans une pièce dont l’humidité relative de l’air est de 55%
  • 18,3% dans une pièce dont l’humidité relative de l’air est de 60%
  • 20,9% dans une pièce dont l’humidité relative de l’air est de 65%

De même, tous les conditionnements devront être parfaitement hermétiques (couvercle Twist off).


Pour contrôler l’humidité du miel, il est nécessaire de prélever vos échantillons à plusieurs endroits du miel (operculé et non-operculé) et de le placer dans un réfractomètre. L’idéal est d’avoir un taux d’humidité entre 17 et 17.5%.

Conseil : pensez à bien calibrer votre réfractomètre !

Comment faire pour étalonner le réfractomètre?
  1. verser deux gouttes d’huile d’olive vierge extra à 20º sur le prisme.
  2. tourner la vis de réglage, jusqu’à ce que l’échelle affiche une teneur en eau de 27% et 71 Brix.

Sources

  • http://www.mielinfrance.fr/pourquoi-acheter-francais/pourquoi-acheter-du-miel-francais/
  • https://www.quechoisir.org/guide-d-achat-miel-n4703/
  • http://innover-en-franche-comte.fr/2019/03/03/comment-calibrer-un-refractometre%E2%80%89/

 

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