Oignon

L’oignon ou ognon (Allium cepa ; Alliacées) est une espèce de plantes herbacées bisannuelles de la famille des Amaryllidaceae, largement et depuis longtemps cultivée comme plante potagère pour ses bulbes de saveur et d’odeur fortes ou pour ses feuilles. Le terme désigne aussi le bulbe de cette plante récolté comme légume. Par extension, il désigne parfois familièrement en jardinage les bulbes d’autres plantes, généralement non comestibles (par exemple : oignon de tulipe).

L’oignon est utilisé à la fois comme légume et comme condiment.

Principes actifs et propriétés

L’oignon est un aromate universel, consommé dans toutes les régions du monde. Il en existe plusieurs variétés, dont certaines sont particulièrement riches en antioxydants. L’oignon fait partie de la grande famille des alliacés et, tout comme l’ail, on lui attribue certaines propriétés bénéfiques pour la santé.

Cancer

Quelques études épidémiologiques font valoir l’existence d’un lien entre la consommation d’oignon et la diminution de l’incidence de différents types de cancers. D’abord, une synthèse d’études cas-contrôles réalisées en Italie et en Suisse révèle que la consommation d’une à sept portions d’oignon par semaine diminue les risques de cancer du côlon, du larynx et des ovaires. S’ajoute à cela un plus faible risque de cancer de l’oesophage, de la cavité orale et du pharynx avec un apport de sept portions et plus d’oignon par semaine. Les mêmes tendances s’observent pour les cancers du cerveau, de l’estomac et de œsophage (études réalisées en Chine). Des chercheurs des Pays-Bas rapportent une relation inverse entre la consommation d’oignon et l’incidence du cancer de l’estomac. Finalement, la mortalité par cancer de la prostate serait réduite grâce à un apport élevé en oignon. Les résultats de ces études d’observation doivent être interprétés avec prudence, car ils ne tiennent pas compte de plusieurs facteurs importants, tels la variété et le mode de cuisson des oignons, ainsi que les quantités précises consommées. De plus, certaines études n’ont pas réussi à démontrer de façon significative de tels effets protecteurs contre le cancer.

L’oignon pourrait agir à différents stades de développement du cancer. En effet, les études démontrent que des extraits d’oignon peuvent inhiber les processus de mutation qui déclenchent un cancer. Ils diminuent aussi la prolifération de cellules cancéreuses. Ces résultats proviennent d’études in vitro et chez l’animal. Les composés concernés et les mécanismes d’action précis sont de mieux en mieux connus et la recherche se poursuit.

Maladies cardiovasculaires

L’oignon contient des composés qui agissent sur différents facteurs de risques cardiovasculaires. La majorité des études sur le sujet ont été réalisées in vitro ou chez l’animal, mises à part quelques études préliminaires chez l’humain. L’oignon est reconnu pour sa capacité à diminuer l’agrégation plaquettaire in vitro, activité qui est toutefois 13 fois plus faible que celle de l’ail. Notons que l’agrégation des plaquettes dans le sang augmente le risque de thrombose et, par le fait même, de maladies cardiovasculaires. Une étude récente a révélé que l’ajout d’oignon cru à l’alimentation de porcs pendant six semaines ne modifiait pas l’agrégation plaquettaire, mais diminuait de façon significative leur taux de triglycérides sanguins. Il est à noter que les quantités utilisées dans ces études équivalent à une consommation quotidienne d’un demi à un oignon et demi chez l’humain.

Une étude préliminaire effectuée chez l’humain a indiqué que la consommation d’environ trois oignons moyens (500g), dans une soupe, diminuait l’agrégation plaquettaire ex vivo (test effectué en utilisant le sang prélevé chez les sujets). Toujours chez l’humain, la consommation quotidienne d’environ 220g d’oignon cuit pendant deux semaines n’a pas permis d’observer d’effets positifs sur l’agrégation plaquettaire. Certaines études ont révélé que les oignons possédaient une moins grande activité antiplaquettaire après leur cuisson. L’activité antiplaquettaire serait en partie attribuable aux composés sulfurés et aux flavonoïdes (quercétine) de l’oignon. Ces deux composés pourraient agir de façon synergique. Les modes d’action précis restent encore à être déterminés

Antioxydants

Les antioxydants sont des composés qui protègent les cellules du corps des dommages causés par les radicaux libres. Ces derniers sont des molécules très réactives qui seraient impliquées dans le développement des maladies cardiovasculaires, de certains cancers et d’autres maladies liées au vieillissement. Les principales classes d’antioxydants de l’oignon sont les anthocyanines et les flavonols (plus spécifiquement la quercétine). Les anthocyanines donnent la couleur rouge à certaines variétés d’oignon, et les flavonols colorent les oignons jaunes. Il est à noter que ces composés antioxydants se logent surtout dans les couches externes des oignons. Les oignons blancs contiennent peu d’antioxydants comparativement à ceux de couleur jaune et rouge. De plus, les variétés d’oignons rouges ont en général un contenu en antioxydants et une activité antioxydante supérieurs aux variétés d’oignons de couleur pâle. Une étude effectuée à l’Université Cornell dans l’État de New York indique que les oignons de type Western Yellow, New York Bold et Northern Red possèdent une activité antioxydante jusqu’à huit fois supérieure à celle d’autres variétés.

Avec le thé et la pomme, l’oignon — particulièrement le jaune — est une source majeure de quercétine. La quercétine de l’oignon serait absorbée en quantité appréciable dans l’organisme, résultant ainsi en une augmentation de l’activité antioxydante dans le sang. Ce flavonoïde ainsi que d’autres composés antioxydants de l’oignon pourraient contribuer à diminuer l’incidence de certains cancers. De plus, il est maintenant bien démontré que les flavonoïdes, dont la quercétine, ont une action protectrice contre l’oxydation du cholestérol-LDL (« mauvais » cholestérol). Ainsi, une consommation élevée de flavonols et de flavones issus de l’alimentation est associée à un plus faible risque de maladies coronariennes.

Ne pleurez pas! Vous pleurez quand vous cuisinez l’oignon? Séchez ces larmes… La molécule responsable des propriétés lacrymales de l’oignon — L’oxyde de propanethial ou syn-propanethial-S-oxyde — est libérée lorsqu’on défait le bulbe. Elle est très soluble dans l’eau. Ce qui veut dire qu’elle peut être éliminée lorsque l’oignon pelé est rincé sous l’eau ou s’il est préalablement refroidi.

Composés sulfurés.

Ces substances sont nommées ainsi car elles contiennent un ou des atomes de soufre dans leur structure chimique. Tout comme pour l’ail, les composés sulfurés se forment lorsque l’oignon est coupé. À ce moment, l’alliine (une molécule inactive et inodore de l’oignon) entre en contact avec un enzyme et se transforme en composés précurseurs de l’odeur, de la saveur et des propriétés lacrymales de l’oignon. Une série de réactions s’ensuivent, dont les produits finaux sont un mélange complexe de composés sulfurés contenus dans l’oignon. Certains de ces composés limiteraient la multiplication de cellules cancéreuses, en plus de jouer un rôle dans l’activité antiplaquettaire attribuée à l’oignon.

Saponines

Ces substances ont la capacité de diminuer le cholestérol sanguin chez l’animal et la coagulation sanguine in vitro, deux effets recherchés afin de mieux prévenir les maladies cardiovasculaires. Le rôle de ces composés est cependant peu connu chez l’humain.

Composés contenant du sélénium

Tout comme le brocoli et l’ail, l’oignon a la capacité d’accumuler le sélénium provenant du sol, ce qui mène à la formation de composés contenant du sélénium. Même s’il est difficile de quantifier leurs bienfaits, ces substances pourraient contribuer à l’effet protecteur de l’oignon contre le cancer. Les recherches se poursuivent d’ailleurs en ce sens.

Nutriments les plus importants

  • Oignon cuit
    • Les quantités de protéines (1,3 g pour 100 g), de fibres (1,4 g pour 100 g) et de lipides (0,2 g pour 100 g) de l’oignon cuit sont inférieures aux moyennes des légumes (réciproquement : 1,94 g, 2,53 g et 0,51 g pour 100 g).
  • Oignon cru
    • La quantité de protéines (1,10 g pour 100 g) et de fibres (1,70 g pour 100 g) de l’oignon cru est inférieure à la moyenne des légumes (protéines : 1,94 g pour 100 g et fibres : 2,53 g pour 100 g).
    • En revanche, la quantité de lipides (0,62 g pour 100 g) et de glucides (6,25 g pour 100 g) est supérieure à la moyenne des légumes (lipides : 0,51 g pour 100 g et glucides : 4,48 g pour 100 g).

Source

Manganèse

L’oignon est une source de manganèse pour la femme, les besoins en manganèse étant supérieurs chez l’homme. Le manganèse agit comme cofacteur de plusieurs enzymes qui facilitent une douzaine de différents processus métaboliques. Il participe également à la prévention des dommages causés par les radicaux libres.

Source

Vitamine B6

L’oignon est une source de vitamine B6. La vitamine B6, aussi appelée pyridoxine, fait partie de coenzymes qui participent au métabolisme des protéines et des acides gras ainsi qu’à la fabrication des neurotransmetteurs (messagers dans l’influx nerveux). Elle collabore également à la production des globules rouges et leur permet de transporter davantage d’oxygène. La pyridoxine est aussi nécessaire à la transformation du glycogène en glucose et elle contribue au bon fonctionnement du système immunitaire. Enfin, cette vitamine joue un rôle dans la formation de certaines composantes des cellules nerveuses.

Source

Vitamine C

L’oignon est une source de vitamine C. Le rôle que joue la vitamine C dans l’organisme va au-delà de ses propriétés antioxydantes; elle contribue aussi à la santé des os, des cartilages, des dents et des gencives. De plus, elle protège contre les infections, favorise l’absorption du fer contenu dans les végétaux et accélère la cicatrisation.

Que vaut une « portion » d’oignon?
Poids/volume Oignon cru, 125 ml/85 g
Calories 36
Protéines 0,8 g
Glucides 8,6 g
Lipides 0,1 g
Fibres alimentaires 1,2 g

Source : Santé Canada. Fichier canadien sur les éléments nutritifs, 2005.


Cuire l’oignon? Sauté ou au four!
Les études ont démontré que le fait de faire bouillir l’oignon diminuait son contenu en flavonoïdes et, ainsi, son activité antioxydante. Lorsque l’oignon est cuit dans une soupe ou un pot-au-feu, cet effet est de moindre importance, étant donné que l’eau de cuisson dans laquelle se retrouvent ces antioxydants est consommée. À l’inverse, cuire l’oignon au four ou le faire sauter fait augmenter sa teneur en flavonoïdes puisque l’eau s’évapore, créant ainsi une plus grande concentration de ces antioxydant.


L’oignon est réputé pour être un atout santé efficace au spectre d’action très large. Tout comme l’ail, on lui prête de nombreuses vertus, et peu importe s’il donne une haleine plutôt chargée !

Les antioxydants : la carte clé de l’oignon

Il est surtout connu pour sa richesse en antioxydants et notamment la quercétine. Les antioxydants sont connus pour protéger les cellules du corps faisant barrière aux attaques des radicaux libres.

Les radicaux libres seraient notamment responsables de maladies apparaissant avec l’âge, de maladies cardiovasculaires et de cancers. Les antioxydants contenus dans l’oignon permettraient de protéger l’organisme contre le développement de ce type de maladies.

Autre atout : des études effectuées chez l’animal et in vitro ont permis d’identifier l’oignon comme un inhibiteur du processus de mutation de cellules saines en cellules cancéreuses et de multiplication de ces cellules malades. Des résultats porteurs d’espoir.

Côté sang,

ll serait également très bénéfique en diminuant l’agrégation des plaquettes et en entraînant l’activité antioxydante du sang, limitant ainsi les risques de thrombose ou d’accident cardiaque.

anti-infectieux, anti-inflammatoire, etc.

L’oignon serait un anti-infectieux naturel ainsi qu’un anti-inflammatoire. En cas de piqûre d’insecte par exemple, une tranche d’oignon crue appliquée sur la piqûre serait un excellent remède.

Parce qu’il a un effet diurétique, l’oignon serait particulièrement recommandé pour les personnes souffrant d’insuffisance rénale. Il limiterait également l’apparition de calculs rénaux. L’oignon aiderait également à la guérison des infections pulmonaires ou respiratoires.

quercétine

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La quercétine contenue dans l’oignon serait particulièrement recommandée aux personnes souffrant de cholestérol afin de diminuer leur taux de mauvais cholestérol dans le sang, associé à une bonne alimentation bien-sûr.

Avec l’ail, l’oignon est non seulement un aromate qui donne du goût à vos plats, mais il est également très bon pour votre santé. A consommer cru ou cuit !

Antioxydant et antiseptique, vous pouvez utiliser l’oignon dans votre salle de bain de la façon suivante. Pour un simple masque de beauté, passez un oignon dans un blender et filtrez avec un tamis pour en extraire le jus. Mélangez ce jus à une cuillère à soupe de miel (assainissant également) et appliquez sur votre visage pendant 15 minutes. Rincez abondamment et séchez.

Pour lutter contre l’acné, mélangez le jus d’un oignon au jus d’un citron. Avec un coton-tige ou un coton, appliquez la préparation localement sur les boutons.

cicatrisant et antitache

L’oignon est un excellent cicatrisant. Si vous souffrez d’une petite plaie ou brûlure que vous souhaitez soigner naturellement, découpez-en un et récupérez la membrane fine et transparente. Dans une cuillère à soupe, placez cette membrane et couvrez-la d’huile d’olive. Faites chauffer sous une flamme la cuillère et appliquez la membrane sur la plaie.


Cultiver l’oignon


L’oignon (Allium cepa (Alliacées)) est une plante bulbeuse, rustique, indispensable pour la cuisine, qui se consomme frais mais peut se conserver tout l’hiver. Voici nos conseils de culture du semis à la conservation.

Récolte d’oignons blancs et de couleur  

  • Semis: mars – Avril et Août – septembre
  • Plantation : Février- Mars et Septembre – Octobre
  • Récolte : Avril – Août :
    • Blancs, les oignons sont parfaits pour les jardinières printanières ou alors confits avec les cornichons.
    • De couleur, ils accompagnent les crudités ou les plats en sauce préparés en hiver.

Fiche technique

  • Multiplication : semis en février-mars puis en juillet-août
  • Sol : anciennement fumé, léger. 
  • Durée de la levée : en pleine terre, 15-20 jours

Éviter les terres argileuses, où l’oignon risque de pourrir

  • Au printemps, semer en place, en rangs espacés de 30 cm. Éclaircir deux mois à deux mois et demi après : les oignons blancs, tous les 5 cm; les oignons de couleur, tous les 10 cm.
  • En fin d’été, semer en pépinière les deux types d’oignons et planter environ un mois plus tard ou en fin d’hiver. Arroser une seule fois après le semis, le repiquage et la plantation. Biner et désherber soigneusement. Arracher par temps sec, laisser ressuyer un jour et stocker dans un lieu aéré.
  • Conseil de pro : les oignons redoutent l’azote, les cultiver à un endroit non fumé depuis au moins un an, ni après un engrais vert (sainfoin, trèfle, vesce), et pas après des légumes (fève, haricot, pois) de la famille des Fabacées qui fixent cet élément dans le sol.

Comment cultiver les oignons selon leurs variétés

Oignon blanc

Semer de la mi-août à la mi-septembre en pépinière, puis repiquer à la fin du mois d’octobre sur des lignes distantes de 20 cm et à 10 cm sur le rang. Récolter du début du printemps au mois de juin. Dans le Midi, semer de février à mars directement en pleine terre, éclaircir à 10 cm puis récolter en juillet-août.

Oignons de couleur

Semer de la fin février à avril sur des lignes distantes de 25 cm. Enterrer peu les graines et plomber fortement. Éclaircir à 10 cm sur la ligne. Récolter au mois d’août lorsque les feuilles jaunissent, puis conserver en cagette au grenier jusqu’en mars.

Installer les oignons après des betteraves, carottes, navets, pommes de terre, poireaux.

Associer les oignons au voisinage de : betterave, carotte, fraisier, laitue, persil, tomate

  • La fonte des semis provient d’un sol trop humide : repiquer les plants éclaircis dans les espaces laissés vides.
  • Le mildiou forme des taches jaunes, allongées sur le jeune feuillage. Effectuer une bonne rotation, ne pas cultiver d’oignons au même endroit avant 3 ou 4 ans; pulvériser préventivement de la bouillie bordelaise.
  • La mouche fait flétrir les feuilles : associer les oignons aux carottes.
  • Si les bulbes jaunissent et se ramollissent, ils sont atteints par la pourriture. Elle est due à une fumure fraîche, un excès d’humidité. Penser également à stocker des bulbes bien secs.

oignon en culture biologique
oignon en culture biologique

Sources

  • https://www.rustica.fr/articles-jardin/fiche-culture-oignon-blanc-oignon-couleur,487.html
  • https://www.passeportsante.net/fr/Nutrition/EncyclopedieAliments/Fiche.aspx?doc=oignon_nu
  • liste des producteurs
  • http://www.aprifel.com/fiche-nutri-produit-analyse-oignon,85.html

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