Si la crise de la filière apicole fait régulièrement la une de l’actualité, tous les producteurs de miel n’ont pas, pour autant, le bourdon. Exemple avec Alexandre Lucas-Bardot, installé à Chevagnes, depuis 2017.

Dans l’Allier, il existe des « happy » culteurs, fiers de leur métier et de leur production naturelle. Alexandre Lucas-Bardot, qui a repris la miellerie du pays Charolais en 2017, chez lui à Chevagnes, en est un bel exemple. À 28 ans, le jeune homme, bac +3 en agriculture durable, est actuellement en train de boucler sa deuxième saison.

« Un métier qui a de l’avenir »

Et même si la saison s’annonce franchement décevante il n’en perd pas son optimisme. « Apiculteur, c’est un métier qui a de l’avenir, assure ce fils d’agriculteur, à condition de travailler beaucoup et de s’en donner les moyens. »

Il l’a fait en se dotant d’un bâtiment flambant neuf d’un peu plus de 500 m2, achevé en mars dernier, dans la campagne au sud de Chevagnes. Un aboutissement. « J’ai toujours voulu m’installer, je suis un passionné d’agriculture. »

Une production qui passe de 25 tonnes à 10

Une passion communicative qui ferait presque oublier la mauvaise année qui se profile. « 2018 a été une très belle saison apicole pour moi, mais cette année, c’est compliqué. » Si bien que sa production de 25 tonnes en 2018 devrait péniblement passer les 10 tonnes en 2019.

Comment expliquer une telle baisse ?

L’apiculteur pointe du doigt une météo défavorable, avec le manque de pluie en hiver et au début du printemps, qui a précédé la sécheresse et les fortes chaleurs. « On travaille comme des dingues pour avoir des colonies en bonne santé, des super reines… Mais si on a, par exemple, dix jours de pluie pendant la floraison d’acacia, on n’a rien. C’est dur, mais on ne peut pas tout maîtriser. »

Passer de 650 à 1.000 ruches

Bref, pas de quoi casser le moral du Chevagnois philosophe, bien au contraire même. Lui qui ne manque pas de projets. Au premier rang desquels, augmenter de manière conséquente son nombre de colonies. « Mon but, c’est de monter à 1.000 ruches pour prendre un salarié à temps plein (il travaille pour l’heure avec un saisonnier d’avril à septembre, NDLR). » Autre objectif développer la vente directe, qui représente aujourd’hui environ 20 % du chiffre d’affaires de la miellerie. « On valorise mieux notre production grâce à la vente directe, et en plus des marchés, on va créer un site Internet d’ici la fin de l’année pour que les gens puissent acheter nos miels en ligne. »


Les Petites Chappes, 03230 Chevagnes

06 30 00 35 39

mielleriedupayscharolais@laposte.net

 

Alexandre LUCAS BARDOT, apiculteur professionnel à CHEVAGNES dans l’Allier

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