Dans un coin de terrasse, sur son balcon ou sur une grande parcelle de terrain, le jardinage est un très bon moyen de se ressourcer. Et c’est scientifiquement prouvé ! Plusieurs études ont démontré que prendre soin des plantes, c’est aussi prendre soin de sa propre santé, par effet de symbiose. On touche au Jardin de l’Eden, on touche au Paradis…

En ville ou à la campagne, il est aujourd’hui facile de s’adonner au jardinage. Les potagers urbains et autres petites astuces nous incitent en permanence à avoir la main verte.
Bonne nouvelle : selon plusieurs études scientifiques, jardiner serait une des meilleures activités pour se maintenir en bonne santé.

Jardiner augmente la confiance en soi

Selon une étude publiée par l’Université d’Oxford, le jardinage augmenterait la confiance en soi et l’amour-propre. En comparant pendant une semaine un groupe de jardiniers à un groupe de non-jardiniers, l’étude a révélé que les amateurs de jardinage avaient une estime d’eux-même nettement meilleure que ceux n’ayant pas la main verte. Selon les chercheurs, “le jardinage peut jouer un rôle clé dans le développement du bien-être et de la confiance en soi”.

Jardiner prévient les maladies neurologiques

Il prévient mais aide aussi les malades déjà atteints. Ce sont les conclusions des médecins qui pratiquent l’hortithérapie. Inventé au 18ème siècle par le psychiatre américain Benjamin Rush, cette thérapie par le jardinage accompagne les patients atteints d’autismes, de migraines mais aussi d’Alzheimer. Le jardinage maintient l’éveil intellectuel. Il nécessite de savoir se repérer dans le temps et dans l’espace, de savoir mémoriser le nom des plantes et de s’armer de patience : ces critères stimulent très bien le cerveau.

Jardiner est bon pour le cœur

Publiée par The International Journal of Environmental Health Research, une étude démontre que le jardinage est aussi très bon pour le cœur. Contrairement à ce que l’on peut croire, jardiner est une activité physique. En plus de réduire la pression artérielle, il libère des endorphines et procure une sensation de bien être plus importante qu’après avoir effectué un simple exercice de sport.

Jardiner rend heureux

Jardiner donne de l’énergie, de la vitalité et contribue au bonheur. L’Université de Bristol a révélé que les bactéries présentes dans la terre ont un taux élevé de sérotonine, neurotransmetteur qui lutte contre le stress et la dépression. Il serait d’ailleurs plus présent que dans les anti-dépresseurs. La terre de votre potager contribue alors à renforcer le bonheur que l’on ressent de jardiner.

Par J Labracherie 2017


Guide de Permaculture, à feuilleter…

La nature est notre bien le plus précieux, il est important d’en prendre le plus grand soin, de l’observer pour la comprendre et l’imiter. Chacun de nous peut agir pour l’environnement. Oui, mais comment ?

Ce livre plein de conseils vous propose d’adapter votre espace végétalisé selon les principes de la permaculture : le respect de la terre et de l’Homme.

De nombreuses méthodes faciles à mettre en place permettent de cultiver des légumes tout en respectant le sol, cultiver sur plusieurs strates sans gaspillage d’eau ou encore planter des fruitiers tout en économisant de l’espace.

Et tout cela n’est pas réservé aux personnes ayant un grand terrain à la campagne, la permaculture en ville, c’est possible ! De nombreuses surfaces urbaines peuvent être végétalisées (toits, petit jardin, balcon…) pour le plus grand plaisir de tous !

Guide de la permaculture en ville – Davy Cosson..wawacity.ec..

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Petit Guide pour bien appréhender le Jardinage

VERGER_FAMILIAL

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La typologie du sol

La typologie du sol est importante pour la reprise de vos plantes… Et pour cause, le sol est l’élément de base de la culture. Il conditionnera la bonne croissance de vos plantes. Tout sol est composé de quatre éléments: l’argile, le sable, le calcaire et l’humus. Tout est question de proportions ! Voici quelques éléments pour vous aider à appréhender la nature de votre sol et les soins à apporter pour le bien-être de vos plantations.

SOL ARGILEUX

Terre lourde à travailler, collante sous la pluie, qui devient dure en séchant. La présence de boutons d’or,  pâquerettes,  jonc ou liserons vous permettra également de la reconnaître.

  • Prévoir un apport en matières organique ou de sable ainsi qu’un bon drainage

SOL CALCAIRE

Terre sèche l’été avec de nombreuse craquelures, boueuse l’hiver. Sol blanchâtre et d’aspect crayeux. La présence de coquelicots sauvages ou de trèfles blancs vous permettra de la reconnaître.

  • Prévoir un apport en matières organiques acides ou des engrais universels

SOL SABLEUX

Terre légère, facile à travailler, retenant assez mal l’eau et les fertilisants. En la prenant en main, vous constaterez qu’elle n’a pas de cohésion (comme du sable).

  • Prévoir un apport en tourbe et en engrais organique. Sol idéal pour les plantes résistantes à la sécheresse

SOL HUMIFÈRE

Terre d’aspect foncé, riche en humus (décomposition des matères organiques végétales : débris de végétaux ou morceau de bois), pas collante une fois humide, spongieuse et facile à travailler. A l’état sauvage, la présence d’orties ou de fougères caractérise ce sol.

  • Sol idéal pour les petits fruitiers et les légumes !

SOL FRANC (TERRE FRANCHE)

Terre composée de mottes brunes. C’est une bonne terre de jardin car équilibrée. Tous les jardiniers l’apprécient. Nous la retrouvons dans les champs.

  • Prévoir un apport en engrais organique pour éviter son épuisement

SOL PAUVRE

Assimilé à une terre superficielle, caillouteuse, sèche et peu fertile.  Ce n’est pas une fatalité : il est souvent drainant et aéré

  • Restaurer l’humus en apportant du compost ou du fumier

Caractéristiques des différents types de sol

Sols sableux et limoneux

1. Sols sableux

Les sols sableux sont souvent secs, pauvres en substances nutritives et très drainants. Ils sont peu (ou pas du tout) aptes à transporter l’eau jusqu’aux couches profondes par capillarités. Par conséquent, le travail des sols sableux au printemps, doit être réduit au minimum pour conserver l’humidité dans le lit de semences. La capacité des sols sableux à retenir les substances nutritives et l’eau peut être améliorée par un apport en matière organique.

2. Sols limoneux, 0-10% d’argile

Ces sols sont différents des sols sableux par leur facilité à former une croûte, souvent très dure. S’ils sont trop travaillés, ils peuvent devenir compacts ce qui réduit leur capacité d’infiltration d’eau lors des périodes humides. Par temps sec, ils peuvent durcir et être difficiles à travailler. Cependant, ils sont généralement plus faciles à travailler et peuvent stocker des volumes d’eau considérables. Ils exigent une bonne consolidation, mais il faut éviter de les travailler par temps humide.

Sols argileux

3. Sols argileux avec 25% d’argile

Ces sols sont différents des précédents car ils peuvent être sujet à une croûte de battance très sévère. La croûte est si dure qu’elle est difficile à détruire. Avec un faible taux d’argile et de matière organique, la formation d’agrégats est souvent médiocre.

4. Sols argileux avec 25-40% d’argile

Ces sols ont une bonne capacité à transporter de l’eau par action capillaire depuis les couches profondes, mais la diffusion est lente et donc les exigences en eau des végétaux ne sont pas couvertes. La couleur de ces sols est plus sombre et leurs agrégations sont plus distinctes. L’agrégation diminue le risque de formation d’une croûte. Ces sols se travaillent facilement si la teneur en eau est correcte. Il existe un risque de formation de mottes si le sol est trop sec ou bien de “beurrage” s’il est trop humide. Leur structure peut être améliorée grâce au climat, aux racines,…

Sols argileux 40%

5. Sols argileux avec 40% d’argile

Les argiles lourdes ont une grande capacité de rétention d’eau, mais la plus grande partie de cette eau est étroitement liée et n’est pas disponible par les végétaux. La teneur en humus est souvent supérieure à celles des autres sols minéraux. Elles ne forment pas de croûte en séchant. La structure de ces sols peut être améliorée grâce au gel / dégel et l’assèchement / l’humidification. Quand l’hiver est froid, l’argile gèle et donne une structure agrégée très favorable à la couche superficielle du sol. Si elle sèche sans avoir gelé, l’argile peut devenir très rigide et difficile à travailler.

Ces sols saturés en eau, peuvent être collants et très imperméables. A cause de la forte présence d’argile, la teneur en substances nutritives est très élevée. Les argiles lourdes, quand elles sont sèches, nécessitent une reconsolidation importante au semis mais pas si elles sont humides et malléables. Les travailler lorsqu’elles sont humides présente un risque de compaction du sol.


Le sol a-t-il une mémoire ?

Les sols ont-ils de la mémoire. 80 clés pour comprendre les sols – ventalaferme.com


Préparer la terre : fertiliser ou amender ?

Fertiliser le sol, c’est le rendre le plus apte possible à la culture de végétaux. Pour cela, on peut lui apporter deux types de produits fertilisants :

  • Les amendements, qui visent surtout à améliorer la structure physique du sol ou son pH.
  • Les engrais, qui apportent les nutriments absents dans le sol ou épuisés par les cultures.

À savoir : le compost, le fumier et le terreau sont à la fois des amendements et des engrais !

Préparer la terre : pourquoi amender ?

Lorsqu’on entretient un jardin, la nécessité d’apporter ou non des amendements dépend de la nature du sol.

Objectifs des amendements

Voici les principaux objectifs des amendements :

  • rendre le sol plus facile à travailler,
  • augmenter selon les cas ses capacités de stockage ou de drainage de l’eau,
  • limiter les pertes en nutriments,
  • améliorer la circulation de l’air,
  • supplémenter le sol en calcaire s’il en manque.

Types d’amendements en fonction du sol

  • Amendement d’un sol argileux : des apports de sable, de fumier et de compost rendent la terre plus facile à travailler, plus drainante et mieux aérée.
  • Amendement d’un sol sableux : des apports de terre argilo-calcaire, de fumier et de compost donnent du corps à la terre et améliorent sa capacité à retenir l’eau et les nutriments.
  • Amendement d’un sol acide : chaulage pour un apport de calcaire sous forme de chaux éteinte.
  • Amendement d’un sol insuffisamment acide : apport de tourbe blonde ou de terre de bruyère.
    Analyser le sol

Les limites de l’amendement

Dans une certaine mesure, il est possible de modifier la structure et le pH du sol en y apportant des amendements. C’est parfois indispensable pour améliorer au moins un peu les caractéristiques de votre sol.

Toutefois, il faut garder à l’esprit le précepte suivant :

Dans la mesure du possible, adapter les plantations à son sol plutôt que le contraire ! Il serait vain de vouloir radicalement changer toutes les caractéristiques d’un sol !


Lexique

  • Argile : l’argile est la plus petite particule du groupe, avec particules en moyenne plus petites que 0,002mm. Voir le tableau “Répartition des particules par taille” dans le chapitre La construction des blocs de terre.
  • Capillaire : l’eau capillaire est l’eau qui remonte dans le sol via de fins pores par liaisons moléculaires, appelé : “l’adhésion”, et aussi par attraction entre les molécules d’eau entre elles, appelé : “la cohésion”. Les sols limoneux présentent une capillarité élevée et combinent une grande hauteur de montée capillaire à vitesse élevée.

Le Jardin est un subtile équilibre entre sa flore et sa faune, ses champignons.

Identifier ses alliés

Apprenez à reconnaître les animaux qui contribuent à la bonne santé du jardin.

Des insectes bénéfiques au jardin :

Ils éliminent les ravageurs :

Un précieux allié :


Insectes & auxiliaires utiles:


Guide de Description des Sols


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