la valeur d'une colonie est égale à la valeur de sa reine

L’intérêt de l’élevage de reines ?

Ils sont multiples. Tout d’abord, il permet d’avoir sous la main des reines prêtes à naître, et donc de produire des essaims qui seront viables plus rapidement que s’ils produisent leur propre cellule royale.

Deuxièmement, il permet de sélectionner les ruches souches, et donc d’orienter la génétique de ses ruchers. On peut au choix, reproduire des reines qui produisent beaucoup de miel, qui sont de bonnes nettoyeuses, qui font de bonnes réserves hivernales, qui sont plus résistantes aux maladies, etc.

Enfin, il permet de remplacer de vieilles reines. Une vieille colonie est vouée à mourir, à moins qu’elle ne remère d’elle même. Avec l’élevage de reines, l’apiculteur va pouvoir faire perdurer cette colonie, en y réinsérant une nouvelle reine.

Quelle Méthode ?

Pour élever des reines, vous allez devoir mettre une ruche en condition d’élevage, et il y a quelques petites règles simples à respecter :

  • La colonie doit être orpheline
  • La colonie doit être très populeuse
  • La colonie ne doit pas manquer de nourriture

Vous allez simplement utiliser le fait qu’une colonie a besoin d’une reine pour survivre, et elle va donc systématiquement reproduire une reine si elle est orpheline : c’est un réflexe de survie.

Il existe plusieurs techniques, de ruches éleveuses, avec une partie ruche et une partie orpheline (c’est à dire sans reine), soit dans la ruche, soit dans une hausse séparée du corps par une grille à reine ; mais ces techniques sont assez complexes et seront l’objet d’un autre article. Je vous présente ici une manière simple et qui à fait ses preuves : une simple colonie orpheline.

L’élevage de reines en orpheline

Choisir une colonie populeuse, avec au minimum 6 à 7 cadres de couvain. Si aucune colonie ne peut me fournir suffisamment de couvain, je prélève du couvain dans d’autres colonies. Pour ne pas perdre la reine, je garde un ou deux cadres de couvain et je la transfère dans une nouvelle ruche. Je me retrouve donc avec une ruche orpheline populeuse, que je transvase sur 6 cadres. Cette colonie se retrouve sans reine, et très à l’étroit dans sa nouvelle demeure. Deux de nos conditions de départ sont remplies. Pour être certain qu’elle sera assez populeuse, je secoue parfois quelques cadres d’abeilles d’une autre ruche dans mon éleveuse.

Si besoin, je nourris la colonie, selon les ressources disponibles, s’il y a miellée ou non…

Je la laisse orpheline durant 5 à 7 jours. Elle va produire ces propres cellules royales. Mais elles ne m’intéressent pas, puisque je souhaite choisir sur quelle souche je vais produire des reines.

Après ces 5 à 7 jours, je vais détruire les cellules produites par la colonie, et insérer mon cadre de cupules, avec les larves de mon choix.

Le greffage

La colonie peut produire une reine avec une jeune larve. Ensuite, il est trop tard, la larve donnera une ouvrière. Il faudra donc choisir de toutes petites larves, de l’âge de 4 jours, juste après le stade d’œuf qui dure 3 jours.
Ce stade est entouré en vert sur le croquis ci dessous.

Il suffit ensuite de prélever ces larves, pour les poser dans vos cupules. J’utilise personnellement le picking chinois, mais d’autres méthodes existent. Vous aurez à ce stade potentiellement entre 20 et 30 reines produites par votre colonie éleveuse. En théorie bien sûr, car les taux de réussite sont très variables en réalité…

48 heures après votre greffage, vous pouvez vérifier le nombre de reines acceptées. Si la cupule contient de la gelée et a été « cirée » sur son contour, cette larve est prise. Si la cupule est vide, elle a été nettoyée et la larve n’est pas prise. Rien ne vous empêche de regrouper ou marquer les cupules prises, pour regreffer une seconde fois celles qui sont libres. Attention au calendrier, vous aurez un décalage de deux jours entre vos deux élevages. D’un autre côté, c’est très pratique si votre reine n’est pas acceptée, vous aurez des reines prêtes deux jours après votre première introduction pour réintroduire dans la foulée.

Calendrier de gestion de l’élevage des reines et des mâles d’Apis Mellifera

Regreffez si possible dés que la ruche éleveuse est libre, car si vos reines ne sont pas prises, vous aurez plus rapidement de nouvelles reines à réintroduire.

Certains apiculteurs n’attendent pas 11 jours pour introduire leurs cupules en essaims, mais simplement 3 jours. La larve est juste commencée à être élevée en tant que reine par l’éleveuse, c’est l’essaim qui termine l’élevage. Cela favoriserait l’acceptation par l’essaim. En revanche, cela oblige à faire les essaims avant de connaître le nombre de reines qui seront disponibles, ce qui peut être problématique. Je compte utiliser cet technique pour un second greffage, en cas de non acceptation de ma première reine.


Il suffit maintenant d’attendre… vos reines vont être élevées! Il faut 16 jours pour qu’une reine soit élevée. Vous avez prélevé des larves de 4 jours, il en reste donc 12. Mais il ne faut pas que les reines naissent dans votre éleveuse, puisque la première née va éliminer toutes les autres! Il faut donc prendre 1 à 2 jours de marge en plus. Donc, 10 à 11 jours après votre greffage, il faudra les introduire dans votre essaim, ou bien installer des bigoudis afin de préserver les abeilles de la fureur de la première née.

Métamorphose d’une reine des abeilles
Oeuf éclot le 3e jour
Larve (plusieurs mues) Jour 3 à jour 812
Cellule royale operculée ~ Jour 712
Pupe ~ Jour 8 jusqu’à l’émergence
Émergence ~Jour 1512 – Jour 17
Vol nuptial ~Jour 20 – 24
Commencement de la ponte ~Jour 23 et plus

Enfin, faîtes très attention à diversifier vos souches. La diversité génétique est très importante, vous ne pouvez pas sélectionner une souche et la reproduire à l’infini, vous finirez par avoir de gros soucis sur votre rucher. N’hésitez pas à échanger des souches avec des amis apiculteurs, cela ne pourra être que bénéfique. Pensez aussi que la génétique que vous sélectionnez ira se reproduire dans la nature. Même si une colonie produit beaucoup de miel, ne sélectionnez pas dessus si elle ne présente pas quelques caractères essentiels à la survie de l’espèce : de bonnes réserves en hiver, une résistance aux maladies, etc…

Quels sont les principaux critères de sélection:

  • La résistance aux maladies des abeilles adultes
  • La résistance aux maladies du couvain
  • L’hivernage
  • La douceur ou l’agressivité
  • La lenteur à essaimer
  • La tenue sur le cadre
  • La fécondité
  • Les récoltes de miel
  • Les constructions et fausses bâtisses
  • La propolisation

Sélectionner l'abeille idéale dans son rucher


L’introduction des reines

Il vous faudra des essaims, ou des colonies orphelines pour accueillir vos reines. L’idéal est de produire ces essaims ou de tuer vos vieilles reines 5 à 7 jours avant l’introduction de vos cellules royales. Cela leur donne le temps de produire leurs propres cellules, que vous pourrez éliminer avant l’introduction. Elles n’ont donc plus le choix : soit elles acceptent votre reine, soit elles meurent. Ce qui ne veut pas dire qu’elles accepteront sans broncher votre reine. Vous n’êtes pas à l’abri malgré tout d’un échec!

Pour introduire, il faudra protéger la cellule pour éviter qu’elle ne soit détruite par la colonie. Des protections existent dans le commerce, mais un simple morceau d’aluminium fera très bien l’affaire. Il faudra laisser la base de la cellule libre, pour que la reine sorte.On installe notre cellule au beau milieu du couvain. La recouvrir de miel, pour qu’elle soit acceptée plus facilement par les abeilles (elles mangent ce miel, y déposant leurs phéromones au passage).


Comment introduire des reines ?

En générale, pour qu’une colonie accepte la reine introduite, il convient de créer des conditions favorables.

Condition d’acceptation d’une reine

  • Une colonie orpheline sans couvain ouvert peut recevoir avec succès une nouvelle reine
  • Les jeunes abeilles acceptent plus facilement la nouvelle reine que les abeilles âgées. Si on introduit une reine dans une colonie orpheline depuis longtemps et composée essentiellement d’abeilles âgées, la plus grande prudence est de mise. Si les abeilles ont commencé à pondre des œufs de mâle (= colonie bourdonneuse), la colonie doit être éliminée, car elle n’acceptera plus aucune reine (brosser toutes les abeilles de la colonie bourdonneuse de tous les cadres à 100 m du rucher)
  • Une colonie sans couvain ouvert est incapable d’entreprendre elle-même un élevage royal. Elle sera mieux disposée à accueillir une nouvelle reine
  • Les colonies populeuses sont plus difficiles à remérer. Plus la colonie est peuplée, plus la reine doit produire de phéromones afin que les abeilles ne se sente pas orphelines.
  • Les espaces vides et le couvain attirent les jeunes abeilles. Afin que la reine soit entourée de jeunes abeilles, on suspendra la cage d’introduction dans un espace vide, entre deux rayons de couvain
  • Une colonie tranquille et paisible acceptera mieux une nouvelle reine qu’une colonie agitée et agressive
  • Une colonie en manque de provisions agresse plus souvent la reine introduite. Dans ce cas, il convient de nourrir la ruche avant de procéder au remérage.
  • Une ruche atteinte de la « fièvre d’essaimage » sera peu incline à accepter une nouvelle reine
  • Introduction sans attendre de jours supplémentaires (même si on peut conserver une reine dans sa cagette d’expédition avec les accompagnatrices pendant une semaine à l’abri de la lumière). Si la reine ne pond pas depuis plusieurs jours, car recluse dans la cagette, ses phéromones royaux diminuent d’intensité
  • Il est plus facile d’introduire une reine en dehors de la période d’élevage, donc en mars, avril, septembre et octobre. Au printemps et en automne, la production de phéromones et la vigueur des ruches sont moindre qu’en été. La période la plus favorable varie en fonction de la méthode d’introduction choisie.
  • Par temps favorable au vol, les abeilles les plus âgées se trouvent à l’extérieur de la ruche, ce qui simplifie le changement de reines. L’introduction de la cagette en fin de journée lorsque la colonie est calme avec une délivrance de la reine le lendemain quand les abeilles âgées sont dehors favorise l’acceptation
  • Lorsque la miellée est abondante, les ouvrières âgées sont occupées par la récolte, gage aussi d’un changement de reine réussi
  • L’ambiance de pillage est défavorable, car les abeilles sont excitées

A éviter :

    • ne pas ouvrir la ruche pour contrôler la présence de la reine avant une semaine voir 10 jours.
    • ne pas introduire la reine avec ses accompagnatrices dans la cagette
    • le sucre dans le canal à candi ne doit pas être dur. La reine est libérée trop tard (diminution de phéromones, si la reine n’a pas la possibilité de pondre pendant plusieurs jours)
    • ne pas oublier d’enlever la languette de sécurité de la cagette

MÉTHODES D’INTRODUCTION

Il existe plusieurs méthodes d’introduction des reines. La méthode choisie dépend des conditions et des habitudes.

Remplacement dans une jeune colonie

Le plus sûr est d’introduire les reines dans de jeunes colonies. On arrive ainsi à une situation qui ressemble à celle d’un essaim secondaire. Les jeunes reines peuvent être introduites tant dans des nucléi que dans des essaims artificiels. La procédure est la suivante :

  1. Préparer un essaim artificiel avec env. 1.8 kg d’abeilles sur cire gaufrée (cf nucléi d’été) ou créer 5 jours avant l’introduction de la reine, un nucléi avec un cadre de nourriture et deux cadres de couvain ouvert et fermé, le tout garni d’abeilles. Renforce ce nucléi en brossant les abeilles d’un cadre de couvain. Les abeilles âgées vont retourner à la ruche mère
  2. Nourrir
  3. Au 5e jour, supprimer les cellules royales
  4. Introduire la cagette sans accompagnatrices entre 2 cadres de couvain et enlever la languette de sécurité (si on a peur que la reine ne s’envole lorsqu’on enlève les accompagnatrices, on peut tremper rapidement la cagette dans un verre d’eau). Percer le candi avec une allumette. Le candi ne doit pas être trop dur.
  5. Nourrir
  6. Une semaine voir 10 jours plus tard contrôler la ponte
  7. Le but est d’arriver à avoir un nucléi sur 6 cadres à la fin août

Introduction dans une colonie orpheline depuis 7 – 9 jours

  1. Orpheliner la colonie
  2. Attendre 7 à 9 jours
  3. Éliminer les cellules royales (on obtient le même résultat en enfermant la reine à éliminer dans une cage d’introduction fermée entre les rayons de couvain. La présence de la vielle reine dans la cage assure normalement qu’aucune cellule de sauveté ne soit créée ; il faut néanmoins contrôler les rayons de couvain.
  4. Procéder selon les points d à g du chapitre “Remplacement dans une jeune colonie (ne pas ouvrir avant 7 jours!)

Astuce : on peut changer la reine directement après le traitement à l’acide formique : orpheliner la ruche le soir, lancer le traitement le lendemain matin, et introduire ensuite à la fin du traitement (en général 7 à 9 jours) la nouvelle reine. Avantage : on évite l’arrêt de ponte après le traitement, car la nouvelle reine commencera tout de suite à pondre.

Introduction d’une petite colonie

La reine peut aussi être introduite avec une petite colonie (petit nucléi ou colonie de réserve). Une petite colonie peut être directement réunie à une forte colonie orpheline. Mais, l’arrivée d’une nouvelle reine peut provoquer de l’agitation dans la colonie. C’est pourquoi, il convient de veiller à un bon approvisionnement en air et en eau.

Réunion avec une grille

Une grille à reine est placée entre le nucléi et la colonie orpheline. Lorsque les abeilles auront consommée le candi qui obstruait les ouvertures, l’odeur des deux populations se confondra. De ce fait, la colonie orpheline accepte généralement bien la reine après avoir ôter la grille.

Réunion avec une feuille de journal

Entre les deux colonies qui vont être réunies, l’apiculteur place deux feuilles de journal humide où l’on aura pratiqué quelques fentes de 2 à 3 cm de long. Lorsque les abeilles se fraient un chemin à travers le papier journal, les colonies se mélangent.


Remplacement d’une reine dans une colonie à « l’arrache »

Cette méthode n’est pas fiable. Elle peut fonctionner en fin de saison.

  1. Orpheliner la colonie
  2. Procéder selon les points d à g du chapitre “Remplacement dans une jeune colonie (ne pas ouvrir avant 7 jours!)

Une méthode plus fiable : utiliser la ruchette de fécondation (p.ex. Apidea)

  1. Orpheliner la colonie
  2. Attendre 2 heures
  3. Placer deux feuilles de journal sur la ruche orpheline
  4. Sur une surface de la ruchette apidea, faire de petits trous avec un stylo (variante : découper une planche pour recevoir la ruchette de fécondation)
  5. Ouvrir le bas et poser la ruchette sur cette surface
  6. Poser une hausse et fermer
  7. Procéder selon les points e à g du chapitre “Remplacement dans une jeune colonie (ne pas ouvrir avant 7 jours!)

Voilà un nouvel essaim!

Quelques jours plus tard, vous pourrez venir vérifier que votre reine à bien été acceptée. Si votre cellule est découpée proprement à sa base, il y a de grandes chances que votre reine soit acceptée. Si elle semble détruite ou percée à plusieurs endroits, votre reine a surement été tuée par son comité d’accueil… Vous allez donc devoir ré-introduire une nouvelle reine, ou lui remettre à défaut un cadre avec du jeune couvain pour qu’elle produise une reine d’elle même.


À QUEL MOMENT CHANGER SA REINE ?

Deux cas de figure :

  1. Reine âgée, reine d’une colonie agressive, reine d’une colonie sans vitalité, reine d’une colonie avec couvain calcifié : Changer dès qu’on peut
  2. Nouvelle reine après essaimage, reine jeune mais « bâtarde » (F3 à Fx) :
    Comme on a un fort taux de perte hivernale, l’idée serait de faire le changement au printemps avant la période d’essaimage pour les colonies en question qui ont passé l’hiver.
    Deux problèmes :
    • trouver des reines en début de saison ! (tout début mai)
    • bonne récolte et reine de l’année semble incompatible car la jeune reine est prolixe et beaucoup d’attention de la colonie est attribuée à l’élevage de l’imposant couvain au détriment de la récolte. La parade se trouve dans le blocage de cette colonie sur 8 cadres par exemple.

Maîtriser les opérations de régénération du Cheptel…

Fréquemment, les apiculteurs n’élèvent pas directement les reines, mais introduisent dans leurs essaims artificiels des cadres possédant du couvain jeune (moins de trois jours) issus de ruches satisfaisantes. Cependant, quand l’apiculteur possède de nombreuses ruches (généralement les professionnels) et veut faire de nombreux essaims, il peut être intéressant d’élever des reines.

Plusieurs facteurs peuvent jouer dans le choix de l’élevage.

L’élevage de reines permet :

  • de multiplier les reines issues d’une ruche satisfaisante et sert à produire des essaims à partir de ruches médiocres sans reproduire les caractères négatifs de celles ci (attention cependant à ne pas “mettre tous ses œufs dans le même panier”, car si la souche choisie possède un “vice caché”, comme par exemple une sensibilité spécifique à telle ou telle maladie, toutes ses filles risquent d’être aussi sensible ; cela peut aussi faciliter la consanguinité du cheptel).
  • de produire des reines jeunes dans un but de commercialisation ou pour remplacer les reines trop âgées ou de mauvaise qualité dans des colonies en production (il suffit fréquemment de changer la reine d’une ruche faible pour l’perfectionner).
  • de gagner du temps entre le moment ou l’essaim est créé et celui ou il est productif (en introduisant une reine en ponte, l’essaim se relancera directement, tandis que si on le fait élever à partir d’œufs, il faudra près d’un mois pour que la reine commence à pondre; pendant ce temps, les abeilles de l’essaim auront vieilli, et la reine peut se faire mal féconder ou mourir pour une raison ou une autre, ce qui condamne la colonie qui n’aura plus d’œufs pour élever une nouvelle reine)
  • de renouveler le patrimoine génétique de son cheptel en introduisant des reines greffées sur une colonie issue d’un autre apiculteur.

Quelle que soit la technique utilisée, la réussite des séries de cellules dépend de nombreux facteurs, quelquefois incontrôlables, tels la température ou l’humidité. On peut néanmoins influer sur les facteurs d’intervention en s’assurant que :

  • La ruche éleveuse ait toujours des provisions suffisantes, surtout du pollen (on peut changer régulièrement le cadre de pollen ou apporter des succédanés sous forme de pâtes protéinées à base de tourteau de soja déshuilé ou de levure de bière par exemple).
  • La larve greffée soit le plus jeune envisageable, car elle est nourrie comme une ouvrière jusqu’au greffage, ce qui est à limiter au maximum.
  • Le matériel soit propre ou alors stérilisé afin d’éviter toute source infectieuse
  • Le manipulateur soit particulièrement délicat durant toute la préparation, et surtout avec les larves de G+6 à G+10
  • ET SURTOUT veiller à ce que les cellules soient protégées par des cages grillagées fermées (familièrement nommées bigoudis) au moment de l’émergence. Ces cages peuvent se mettre dès l’operculation de la cellule, ou juste avant l’émergence (éviter de manipuler les cellules fermées durant le stade de nymphe). Une reine qui émerge va tuer l’ensemble des autres !

Étapes de la vie d’une la reine
Données variables
Ponte J0
Éclosion de l’œuf J+3
Larve (plusieurs mues) J+3 à J+8½
Operculation de la cellule J+7½
Nymphe J+8 à émergence
Émergence de l’Imago J+15½ / J+17
Vols nuptiaux J+20 /J+24
Début de la ponte 3 jours après fécondation
Code couleur mondial de marquage de reines
Année se terminant par : Couleur
1 ou 6 Blanc
2 ou 7 Jaune
3 ou 8 Rouge
4 ou 9 Vert
5 ou 0 Bleu

Résumé des opérations

L’élevage de reines se déroule en plusieurs étapes :

  • La préparation d’une ruche (tte) d’élevage : C’est la création d’une colonie orpheline qui sera en mesure d’accueillir les larves conçues pour être élevées. Elle doit contenir suffisamment de miel et de pollen, et être pourvue d’abeilles jeunes, ou alors de couvain naissant.
  • Le greffage : Il consiste à prélever dans un cadre de couvain ouvert d’ouvrières une larve de moins de trois jours (le plus petit envisageable, l’idéal étant de greffer à partir de larves plus petites ou équivalent à la taille d’un œuf). L’opération se pratique avec un “picking” en raclant la paroi du fond de la cellule et en prélevant la larve sur son lit de gelée, pour la déposer dans une “cupule” (petit réceptacle ayant la forme d’une ébauche de cellule royale)
  • L’introduction : Après avoir disposé les cupules greffées tête en bas sur des barrettes fixées à un cadre vide, on introduit ce cadre dans la ruche (tte) préparée.
  • L’évolution de la cellule : Selon les besoins, on peut récolter la cellule à différents stades après l’introduction (jour G pour greffage). Les chiffres donnés sont variables selon l’age de la larve greffée.
    • G+3 : cellule ouverte
    • G+6 : cellule fermée
    • G+11/12 : émergence de l’imago
  • La récolte des cellules
  • La mise en fécondation
  • L’introduction dans une colonie

Préparation de la ruche éleveuse

Plusieurs choix s’offrent à l’apiculteur lors de la préparation de sa ruche éleveuse. Il est néanmoins des constantes principales à respecter quelque soit la méthode choisie :

  • Absence de reine dans la partie d’élevage.
  • Abondance de provisions surtout de pollen.
  • Abeilles jeunes au stade de nourrices en quantité suffisante.

Pour peupler la ruche éleveuse, il faut plutôt choisir des abeilles provenant d’une ruche :

  • Saine : à faible taux d’infestation varroa ou de toute autre maladie.
  • Tolérante : Certaines races ont tendance à accepter les cellules étrangères plus que d’autres (préférer par exemple des abeilles italiennes A. m. ligustica à des abeilles noires A. m. mellifera).
  • Bonne éleveuse : Les abeilles choisies pour la production de gelée par exemple “noient” les larves sous d’énormes quantités de gelée.

Une fois ces considérations prisent en compte, on a le choix entre plusieurs types de ruches éleveuses (liste non exhaustive, dans la mesure où chaque apiculteur adapte sa méthode à ses critères personnels) :

Ruchette orpheline

Pour utiliser cette méthode (pour une ruchette éleveuse), on prélève dans une (ou des ) ruche (s) deux cadres de couvain naissant (couvain operculé prêt à émerger), mais aussi des abeilles nourrices (brossées sur des cadres de couvain ouvert, de quoi recouvrir trois cadres). Attention de ne pas introduire de reine, chose qu’on peut éviter en passant les nourrices à travers une grille à reine. On prélève aussi deux cadres de provisions, constitués en grande partie de pollen.

L’idéal est d’utiliser une ruchette 5 cadre avec nourrisseur couvre-cadre ou une ruchette 6 cadres avec nourrisseur-cadre. On peut aussi utiliser une ruche dix ou douze cadres, que l’on partitionne pour la diminuer à cinq ou six cadres.

Avant d’introduire les porte barrettes, il est quelquefois conseillé de maintenir deux ou trois jours la ruchette orpheline en “cave”, autrement dit fermée dans un lieu frais et sombre. Cette “mise en cave” est aussi conseillée pour les essaims où on veut introduire une reine. Ici encore, chaque apiculteur a sa méthode et il est complexe d’estimer l’efficacité du procédé.

Dans le cas où on fait plusieurs séries de cellules dans la même ruchette (voir #Méthode Pasini par exemple), il faut renouveler les nourrices en introduisant régulièrement un cadre de couvain naissant. En fin de période d’élevage ou si la ruchette est trop peuplée, on peu introduire une cellule ou une reine dans la ruchette afin d’obtenir un essaim, ou alors la transvaser directement en ruche. En cas de surpopulation, on peut aussi déplacer la ruchette en pleine journée, et la remplacer par une ruche ou un essaim qui récupérera les butineuses. Attention cependant à être particulièrement délicat lors du déplacement car les larves risquent de subir des dégâts en cas de choc.

Ruche partitionnée

Pour cette méthode, on utilise une ruche déjà peuplée, où on isole la reine dans la partie principale de la ruche avec une grille à reine. Le renouvellement des nourrices et l’approvisionnement en pollen est donc moins problématique. Cependant, la ruche n’étant pas orpheline, elle aura naturellement moins tendance à élever, et les conditions extérieures, telles que l’humidité ou les miellées sont plus discriminantes.

Il est conseillé de placer un cadre de couvain ouvert après l’ou les porte-barrettes, afin d’attirer les nourrices.

Attention à ne pas laisser de passage être les deux parties. On ferme aussi l’entrée de la ruche au niveau de la partie élevage, hermétiquement ou avec une grille à reine. Il est même conseillé d’avoir un couvre cadre différent pour chaque partie, pour que la reine ne puisse se glisser par dessus la grille durant les manipulations. Si une reine pénètre dans la partie élevage, elle va certainement tuer les cellules, et toute la série risque d’être tuée.


Ruche “cercueil” ou biruche

Ce type de ruche permet d’élever la plupart de cellules, car il s’agit de fait de deux colonies entourant la partie élevage. le principe est globalement comparable à la ruche partitionnée, et les mêmes précautions concernant l’infiltration d’une reine dans la partie d’élevage sont les mêmes.

Ces ruches contiennent la plupart de cadres (15 à 20, ou alors plus) et sont donc lourdes et complexes à manipuler.

Légende
Pointillés :
grille à reine
Bleu :
Porte-barrette
Rouge :
Couvain
Jaune :
Provisions
Gris :
Nourrisseur

Méthode Pasini

Méthode Pasini : Calendrier d’intervention
Jour Série 1 Série 2 Série 3 Série 4 Série 5
1 Introduction
2
3 Introduction
4
5 Récolte Introduction
6
7 Récolte Introduction
8
9 Récolte Introduction
10
11 Émergence Récolte
12
13 Émergence Récolte
14
15 Émergence
16
17 Émergence
18
19 Émergence
LÉGENDE Ruche (tte) d’élevage Chambre chaude ou Finisseur Ruchette de fécondation

La méthode Pasini sert à faire une rotation dans les ruchettes d’élevage. Elle ne nécessite qu’une intervention l’ensemble des trois jours en mobilisant le moins envisageable de ruches ou de ruchettes d’élevage. On peut facilement introduire des barrettes de 10 à 15 cupules, l’ensemble des trois jours au cours de la période d’élevage.

Il est important de maintenir une bonne quantité de jeunes abeilles dans les ruchettes afin d’avoir un maximum de nourrices. Le renouvellement des abeilles peut se faire par ajout de paquets d’abeilles, mais plus aisément et sûrement par le renouvellement des cadres de couvains, en remplaçant le couvain éclos par du couvain naissant. Lorsque la population d’abeille a trop vieilli, on peut déplacer la ruchette et la remplacer par une ruche qui récupérera les butineuses, ou introduire une reine ou une cellule et en faire un essaim. Elle ne peut donc plus servir de ruchette d’élevage.


Plateau Barasc

DE L’UTILISATION DU PLATEAU « BARASC »

Le plateau est un accessoire pour :

  • Démarrer l’élevage d’une jeune reine.
  • Remplacer une reine âgée
  • Constituer une jeune colonie
  • Introduire des reines sélectionnées

LA METHODE

  • Dans un corps vide, on place entre deux cadres de provision avec pollen, deux cadres de couvain, frais (œufs de moins de 3 jours) prélevés dans la ruche à remérer, ou mieux encore, dans une colonie de choix, complétée par des cadres bâtis et non gaufrés.
  • Le plateau est posé sur la ruche, entrée fermée, ouvrir le passage par la grille en tirant sur le volet.
  • Au bout de 48h, ouvrir l’entrée du plateau « Barasc » (passage pour 2 abeilles) et repousser le volet.

Isolée, la colonie du haut va construire des cellules royales, le 7è jour, on examine les cadres, ATTENTION de ne pas égratigner les cellules. Il y aura intérêt à nourrir (par petites quantités) plusieurs fois cette colonie privée de butineuses.

N’intervenir que sur des colonies saines et populeuses, c’est le secret de la réussite.

Yves DUVAL – Apiculteur amateur Agent sanitaire apicole.


La méthode Jacques Kemp

La méthode de Jacques Kemp permet à tous les apiculteurs, et surtout les plus débutants, d’élever leurs propres reines. Le boitier d’élevage de Kemp soulage apiculteurs et abeilles en évitant la phase tant redoutée du picking et en permettant un transfert des larves doux et respectueux avec l’intégralité de sa gelée royale.

Pourquoi utiliser un boitier d’élevage ?

Le prélèvement des larves est ce qui rebute le plus les débutants. Le gros problème est de bien voir les larves du bon âge à prélever, et surtout comment les reconnaître.  Ce n’est pas, d’ailleurs, le problème des seuls débutants. La vue baissant avec l’âge, des éleveurs confirmés finissent par avoir de grosses difficultés pour voir les larves.

Chose non négligeable dans tous les boîtiers d’élevage, on évite le greffage. Le système que Jacques Kemp a mis au point consiste à avoir un boîtier nid d’abeilles en plastique avec des alvéoles déjà construites sur 3,5 mm de haut que les abeilles finissent rapidement d’étirer (comme avec le Baticadre Nicot). La reine a un contact direct sur la cire. Le fond des alvéoles est percé sur toute sa surface, soit sur un diamètre de 5 mm.

Qu’est ce que le boitier Kemp ?

Des petits plots à surface creusée d’une petite cuvette forment le fond des alvéoles, elles sont solidaires d’une barrette et viennent boucher une alvéole sur deux sur une ligne de 10 alvéoles.

Cette barrette de 5 plots est la pièce maîtresse du système car elle va suivre pendant tout le processus d’élevage, de la ponte de la reine à la récupération des cellules royales prêtes à l’emploi. Deux barrettes posées l’une contre l’autre bouchent toute la ligne de 10 alvéoles, mais là toute la surface du fond des alvéoles est amovible. De ce fait toute la gelée royale accompagne la larve lors du transfert.

Quelle est la différence entre le boitier Kemp et les autres systèmes d’élevage ?

Dans ce système l’intervalle entre les alvéoles est de 7 mm, entraxe naturel existant pour les alvéoles de mâles, mais les alvéoles ont un diamètre intérieur de 5 mm au fond. Ce qui permet d’avoir un entraxe de 14 mm entre les cellules royales en élevage et de pouvoir les séparer beaucoup plus facilement pour les utiliser. Ce modèle d’alvéoles d’ouvrières avec grosses cloisons existe au naturel dans les ruches quand les abeilles rétrécissent des alvéoles de mâles, et cela ne dépayse pas les ouvrières ni la reine d’ailleurs.

Ce qui pouvait être un reproche fait aux différents systèmes existants, d’avoir besoin de beaucoup d’accessoires pour réussir à élever, là, il est simplifié au maximum. Une fine barrette de 5 plots qui prend place dans une fente de la barrette d’élevage en bois classique que l’on utilise habituellement, des cupules percées qui s’emboîtent sur les plots des fonds d’alvéoles et éventuellement des porte-cupules souples, et voilà tout. La larve ne subit aucun transfert brutal, elle suit sans traumatisme et se retrouve au fond d’une cupule d’élevage, et surtout, elle n’a pas changé de régime alimentaire. Au départ la reine est enfermée avec grille à reine dans le boîtier, le contact avec la cire ne la dépayse pas des masses.

Mode d’emploi du boitier d’élevage Kemp

La méthode classique

Ce système convient pour lancer environ 80 à 90 élevages à la fois, mais qui peut le plus peut le moins, et il est adapté aux apiculteurs qui veulent faire leurs propres reines.

Les méthodes simples et accessibles à tous pour élever des reines et répondre à un impératif sanitaire et qualitatif. Renouveler ses reines devient un impératif, tant pour la qualité des élevages que pour des questions sanitaires

Le boîtier est déjà imprégné d’une fine pellicule de cire d’opercule faite au pistolet chaud. En principe, la première fois que l’on utilise le boîtier, on enferme la reine 3 à 4 heures, mais par précaution on peut la laisser jusqu’à une nuit. En 3 à 4 heures elle a pondu dans les 100 alvéoles mises à sa disposition. Quand le boîtier a servi plusieurs fois, en une heure et demie maximum c’est pondu.

On connait la date et l’heure approximative de la ponte, donc au quatrième jour on a des larves au top pour les mettre en élevage. Même si au départ, 100 œufs sont pondus, au quatrième jour quelques larves manquent à l’appel, comme dans un cadre de couvain où quelques trous apparaissent. Plus la peine d’avoir une vue excellente pour reconnaître les bonnes larves, là elles sont toutes bonnes, et elles sont faciles à transférer.

Les fines barrettes de plots contenant les larves sont enlevées par l’arrière du boîtier, elles sont placées dans la fente de la barrette d’élevage en bois et les plots sont coiffés avec les cupules percées.

La méthode d’élevage à partir d’œufs

On peut mettre en pratique une autre méthode très différente qui consiste à utiliser des œufs pour lancer un élevage.

En utilisant le même boitier, on enferme la reine derrière la grille à reine et, une fois qu’elle a pondu, on récupère les barrettes 5 plots en plastique contenant les œufs dans les petites cuvettes de 5 mm de diamètre. Ces barrettes avec les œufs, comme pour les méthodes précédentes, sont encastrées dans les fentes de barrettes d’élevage en bois telles que celles décrites pour les autres méthodes d’élevage. Mais là, on se retrouve dans le cas de figure où les cuvettes des barrettes plastiques contiennent des œufs et non plus des larves.

Si on se contente de coiffer les œufs avec les cupules percées, le taux d’acceptation est plutôt faible. Jacques Kemp s’est aperçu que ce n’est pas naturel pour les abeilles d’avoir des œufs dans des cupules d’élevage, naturelles ou artificielles, avec une ouverture totale. Normalement, quand les bâtisseuses préparent des amorces de cellules royales, et tout apiculteur a pu le constater, celles-ci sont toujours rétrécies pour que la reine puisse avoir ses appuis afin de prendre la bonne position pour pondre.  Donc, il faut coiffer chaque plot contenant un œuf avec une cupule rétrécie, et les abeilles prennent en charge ces cupules comme une amorce de cellule royale naturelle contenant un œuf.

D’autre part, ceux qui ont déjà élevé ont tous constaté, lors des différents élevages par greffage, que les cellules refusées étaient toutes rétrécies à l’ouverture par une fine rondelle de cire, et ce dans le but de permettre la ponte d’une reine dans ces cupules. Jacques Kemp a donc déduit qu’il valait mieux essayer de coiffer les œufs avec des cupules rétrécies, et bingo, l’expérience lui a donné raison.

Donc, il faut coiffer chaque plot contenant un œuf avec une cupule rétrécie, et les abeilles prennent en charge ces cupules comme une amorce de cellule royale naturelle contenant un œuf. Et au quatrième jour après la ponte de la reine, on observe de minuscules larves naissantes. A partir de là, l’élevage continue comme avec les méthodes traditionnelles ; là on a juste commencé 4 jours plus tôt. Et il faudra en tenir compte dans les calendriers d’élevage car cela change tout. Mais, chose intéressante avec ce principe, le cycle d’intervention pour peut être de 2 semaines complètes. Par exemple, si on fait pondre la reine un samedi, et que l’on met les œufs en élevage, on récupère les cellules royales mûres le samedi, 2 semaines plus tard ; soit 14 jours après la ponte et 2 jours avant la naissance théorique des reines, âge idéal pour utiliser les cellules royales.

Certains diront : « Oui, mais comment obtenir les cupules rétrécies ? ». C’est très simple, si on présente aux abeilles une série de cupules sans larves ni œufs, la première chose qu’elles vont faire assez rapidement c’est de rétrécir ces cupules. Et il faut garder précieusement ces cupules rétrécies pour les utiliser pour les élevages à partir d’œufs. Cette pratique a un autre avantage important, c’est de mettre à familiariser les cupules, ce qui en facilite l’acceptation lors des élevages.

La méthode d’élevage classique avec picking

Le système avec boîtier oblige à faire pondre la reine dans des alvéoles et à récupérer par derrière les barrettes 5 plots avec les jeunes larves au quatrième jour. Mais parfois on a besoin d’élever rapidement à partir de larves à greffer et le système est adapté pour ça. Et on peut utiliser les mêmes barrettes 5 plots d’une manière un peu plus classique destinée aussi bien aux éleveurs un peu plus expérimentés, qu’aux débutants s’essayant au greffage. En effet, avec les barrettes 5 plots en plastique, les cupules percées et les porte-cupules, on a tout ce qu’il faut pour élever des reines quand on emploie une technique plus classique d’élevage par greffage.

Le mode d’emploi est le suivant : les barrettes 5 plots sont encastrées dans les fentes des barrettes d’élevage en bois, (ces fentes de 2.4mm de largeur se font avec une lame circulaire de 2mm d’épaisseur), et elles y restent à demeure. Ces barrettes en bois seront enduites de cire avant la première utilisation. Les petites cuvettes des plots, d’un diamètre de 5 mm permettent d’y déposer très facilement les larves greffées. Les techniques de greffage diffèrent suivant la volonté de chacun, mais il est évident que le système en question permet toutes les variantes : greffage à sec, sur lit de gelée royale diluée, sur amorce à l’eau ; ainsi que le greffage avec les pickings classiques, ou picking chinois. Et tout cela avec une vue complètement dégagée.

La facilité d’emploi de ces barrettes plastiques, encastrées dans les fentes de barrettes d’élevage en bois, permet de simplifier au maximum les manipulations et de faire de l’élevage avec un minimum de matériel de façon très économique. A partir de là, on coiffe les plots contenant les larves, comme déjà vu précédemment, et on met en élevage.

Source : Jacques Kemp






Attention!
l’élevage de mères ne va pas sans anticipation d’un élevage de mâles

élevage de mâles (abeillauds - faux-bourdons)

congrégations de mâles


Différents types de cellules royales

Il existe 3 types de cellules royales. C’est souvent le nombre et la position des cellules royales sur un cadre qui permet d’identifier leur nature.

Une amusette, cupule royale non operculée.

Dans un premier temps, des “amusettes”, cupules non pondues sont construites sur les cadres. Ce ne sont pas encore des cellules royales. Elles sont à moitié construites et juste préparées pour être rapidement disponibles le jour où la colonie en aura besoin. Dés que la reine décide de préparer un essaimage, elle pond dans plusieurs de ces cupules, leur construction est alors complétée et les cellules seront operculées entre 7 et 8 jours après la ponte. La vieille reine pourra alors quitter sa ruche d’origine avec une partie de la colonie mais en laissant ses provisions pour les jeunes reines prêtes à éclore.

  • Cellules d’essaimage : les cellules royales créées avant un essaimage sont généralement nombreuses (une dizaine) et toutes suspendues au bas ou sur les côtés d’un cadre. Lorsqu’on voit des cellules royales pondues et operculées, c’est le signe que l’essaimage est proche (si la météo le permet). Si on souhaite diviser sa colonie, l’utilisation d’un cadre porteur d’une cellule d’essaimage est une très bonne solution car les reines créées lors d’essaimage sont de bonne qualité.

    Cellule d’essaimage

  • Cellules de supersédure : les cellules de supersédure sont moins nombreuses (2 à 5) et généralement disposées verticalement au milieu d’un cadre mais décollées du cadre. Elles sont créées par la colonie lorsqu’une reine est présente dans la colonie mais fait mal son travail (baisse de la ponte, baisse de la diffusion de phéromones royales).
  • Cellules de sauveté ou d’urgence : les cellules dédiées aux reines d’urgence sont peu nombreuses (1 à 3). Elles sont créées lors d’une disparition inopinée de la reine. Les reines d’urgence sont généralement élevées dans des cellules d’ouvrières rapidement agrandies. Elles sont donc disposées comme des alvéoles normales mais sont plus grosses et plus longues, ce qui les fait dépasser du cadre un peu plus qu’une cellule de mâle.

Cellules royales de sauveté

Tout au long de son développement, la larve royale sera nourrie exclusivement de gelée royale (sauf parfois pour les cellules d’urgence qui peuvent avoir reçu du pollen si aucune larve fraîche n’est disponible au moment où l’urgence survient). On a longtemps pensé que la composition de la gelée royale était ce qui permettait à certaines larves de devenir des reines mais c’est en fait l’absence d’alimentation en pollen qui permet le développement supérieur des organes génitaux.

Attention, les cellules royales ne doivent pas être secouées après l’operculation car c’est le moment où la larve devient nymphe. Elle est alors suspendue verticalement la tête en bas dans sa cellule et simplement maintenue par un fil fragile. Si on doit déplacer ces cellules, elles doivent toujours être transportées verticalement.


Fiche – organisation et renouvellement de son cheptel

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Principes et méthodes d’élevage de Reines

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Elevage de Reines par Greffage

De l’œuf à l’abeille

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affiche œuf abeille_HD

PDFthèque


sources:

  • http://www.mathieua.fr/blog/lelevage-de-reines/#sthash.AfnCO7WE.cHlHZcZz.dpbs
  • http://bonnes-pratiques.itsap.asso.fr/chapitre-e-elevage-des-reines/
  • http://www.cari.be/medias/autres_publications/gdbp-franc_br.pdf
  • http://www.leruchersaintgervais.fr/Files/Other/Guide-des-bonnes-pratiques-apicoles-ITSAP.pdf
  • http://bonnes-pratiques.itsap.asso.fr/wp-content/uploads/2018/09/Pages-de-ITSAP-GBPA-MAJ_2018-Fiche_E1-Web.pdf
  • https://www.2imanagement.ch/fr/divers/liens/wwwapisavoirch/comment-introduire-des-reines-
  • http://www.mon-abeille.com/elevage_de_reines.php
  • Le plateau Barasc
  • forum de discussions
  • http://www.alainbarasc.fr/
  • Utilisation du plateau Barasc
  • https://ma-ruche.fr/debuter-apiculture-naturelle-guide-complet/
  • Aristée Bee
  • http://www.leruchersaintgervais.fr/L-elevage-de-reines-et-essaims.htm
  • https://www.rucherduclocherbleu.fr/2018/04/26/que-faisons-nous-lorsqu-on-voit-des-cellules-royales/
  • http://www.mon-abeille.com/elevage_de_reines.php
  • Vente de reines buckfast F1 « abeilles VSH » (acronyme de Varroa Sensitive Hygiène), en IDF

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