Les mycorhizes sont une symbiose ancestrale entre racines et certains champignons du sol ; datant de plus de 450 millions d’années. Des spores fossiles ont été retrouvées prouvant leur implication dans la colonisation du milieu terrestre par les plantes. Ces dernières se sont liées avec des partenaires, les champignons, pour les aider à s’adapter à un nouvel écosystème, le sol.

Sans les champignons, les plantes que nous connaissons n’existeraient pas ! Des champignons aident les plantes en les nourrissant et en les protégeant, en échange de produits de leur photosynthèse. Cette symbiose plante-champignon est à l’origine des écosystèmes terrestres actuels.

Les mycorhizes naissent donc de la rencontre entre un champignon mycorhizien et la racine d’une plante et uniquement à ce moment là. Cette rencontre permet aux deux partenaires d’entrer en symbiose. Les champignons favorisent, via cette symbiose, l’absorption des éléments nutritifs tout en s’offrant en rempart contre les polluants.

Les mycorhizes, une symbiose parfaite

Les mycorhizes sont formées par des champignons microscopiques qui font merveille en horticulture en travaillant en symbiose avec les racines des plantes. L’intérêt scientifique et pratique de ces symbioses pour l’ensemble des végétaux a été clairement démontré, en horticulture, en agriculture, en foresterie, et en environnement.

La grande majorité des espèces de plantes forment une association symbiotique entre leurs racines et une diversité d’espèces de champignons, en formant ce qu’on appelle des mycorhizes. Presque toutes les cultures agricoles sont capables de ce type d’association, à part les plantes de la famille des Brassicaceae (choux, colza, moutarde…).

Il existe différents types de mycorhizes, dont les deux plus importants sont les ectomycorhizes (associations entre des arbres et des champignons Basidiomycètes) et les endomycorhizes vésiculaires à arbuscules, présents chez à peu près 70% des espèces de plantes, dont la plupart des cultures.

Dans ces associations, les filaments mycéliens du champignon infectent la racine et sont en contact étroit avec elle, permettant des échanges directs d’eau et de nutriments entre les deux partenaires. Le mycélium, très fin, explore par ailleurs un très grand volume de sol, en développant une surface d’échange bien plus importante et en pénétrant dans des pores bien plus petits que ce que pourraient faire les racines et même les poils absorbants, plus épais. Le champignon émet également dans le sol des molécules variées : enzymes, acides organiques, glycoprotéines… qui augmentent la disponibilité de nutriments et contribuent à structurer le sol. Il utilise comme source d’énergie les substrats carbonés apportés par la sève de la plante, qui peuvent représenter une part importante du carbone fixé par photosynthèse.

L’échange symbiotique de matières se fait au niveau intercellulaire. Les hyphes s’infiltrent dans les racines. Les cellules sont entourés sans être pénétrées. Ce réseau serré permet des échanges réciproques.

L’arbre ou la plante fournit au champignon des sucres issus de la photosynthèse tandis que le champignon apporte à l’arbre ou la plante des éléments nutritifs divers comme l’azote ou le phosphore et de l’eau.

En plus de leurs échanges, la mycorhize offre à la plante un véritable rempart contre les polluants du sol. Le champignon agit en quelque sorte comme un fusible. Lorsqu’il rencontre un polluant, il filtre les éléments nuisibles en sauvegardant les racines.

Si globalement l’association induite par la mycorhize s’opère naturellement chez certaines espèces comme les bouleaux, les pins, etc, le procédé est de plus en plus recréé artificiellement par les professionnels. En effet, en favorisant la mycorhize, les arboriculteurs peuvent réduire de façon importante les apports d’engrais chimiques ce qui favorise la biodiversité tout en limitant les coûts de traitement.

Selon les spécialistes de la question, il existerait sept ou huit groupes de champignons mycorhiziens capables de créer une symbiose par les racines. La technique de la mycorhisation est souvent utilisée par les amateurs de bonsaïs qui trouvent là une bonne façon de protéger naturellement leurs plantations des agressions stressantes de la nanification.

Deux méthodes sont généralement utilisées pour favoriser les mycorhizes.

  • La première consiste à ensemencer le substrat avec des spores.
  • La seconde consiste à ajouter au pied de la plante au niveau des racines un morceau de mycélium.

L’association mycorhizienne permet à la plante d’améliorer de manière souvent très significative son prélèvement d’eau et de nutriments dans le sol. Pour de nombreuses plantes, la mycorhization (innoculation mycorhizienne) est indispensable notamment pour l’acquisition du phosphore, élément particulièrement difficile à prélever autrement.


En agriculture, on peut favoriser la mycorhization (innoculation mycorhizienne) des cultures en maintenant une couverture et une diversité végétale pour servir d’hôte aux champignons entre saisons de culture, en limitant le travail du sol qui abîme les réseaux mycéliens, en réalisant des apports de matière organique aux cultures et en s’assurant d’un bon drainage et d’une bonne aération du sol.


La plante, entre holobionte et réseaux d’interactions


une symbiose mycorhizienne


Formation Mycorhization – Travaux pratiques

Marc-André Selosse


Les mycorhizes

Les mycorhizes


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Jamais seul – Ces microbes qui construisent les plantes, les animaux et les civilisations

Marc-Andre Selosse - Jamais seul - Ces microbes qui construisent les plantes, les animaux et les civilisations.

Au fil d’un récit foisonnant d’exemples et plein d’esprit, Marc-André Selosse nous conte une véritable révolution scientifique. Les microbes jouent un rôle en tout point essentiel : tous les organismes vivants, végétaux ou animaux, dépendent intimement de microbes qui contribuent à leur nutrition, leur développement, leur immunité ou même leur comportement. Toujours pris dans un réseau d’interactions microbiennes, ces organismes ne sont donc… jamais seuls. Détaillant d’abord de nombreuses symbioses qui associent microbes et plantes, Marc-André Selosse explore les propriétés nouvelles qui en émergent et modifient le fonctionnement de chaque partenaire. Il décrypte ensuite les extraordinaires adaptations symbiotiques des animaux, qu’ils soient terrestres ou sous-marins. Il décrit nos propres compagnons microbiens, le microbiote humain, et leurs contributions, omniprésentes et parfois inattendues.
Enfin, il démontre le rôle des symbioses microbiennes au niveau des écosystèmes, de l’évolution de la vie, du climat, et des pratiques culturelles et alimentaires qui ont forgé les civilisations. Destiné à tous les publics, cet ouvrage constitue une mine d’informations pour les naturalistes, les enseignants, les médecins et pharmaciens, les agriculteurs, les amis des animaux et, plus généralement, tous les curieux du vivant.
A l’issue de ce périple dans le monde microbien, le lecteur, émerveillé, ne pourra plus porter le même regard sur notre monde.


Extrait de l’ouvrage “Jamais Seul” de Marc-André Selosse

jamais seul

Les mycorhizes: L’essor de la nouvelle révolution verte

Les mycorhizes, L'essor de la nouvelle révolution verte
Les mycorhizes sont formées par des champignons microscopiques qui font merveille en horticulture en travaillant en symbiose avec les racines des plantes. L’intérêt scientifique et pratique de ces symbioses pour l’ensemble des végétaux a été clairement démontré, en horticulture, en agriculture, en foresterie, et en environnement. Cette nouvelle édition vise à la fois à faire comprendre la biologie des mycorhizes et comment en tirer profit dans de très nombreux aspects de la culture des plantes et de leur protection, tout en assurant le maintien des équilibres naturels.

 


Livre – fertiles champignons ; le guide de la culture organique avec les mycorhizes

Une meilleure tolérance à la sécheresse, une résistance aux maladies et un meilleur rendement, tels sont les quelques atouts, parmi bien d’autres, que possèdent les champignons mycorhiziens pour améliorer les performances des végétaux. Grâce à un échange mutuellement bénéfique, les plantes hôtes fournissent le carbone dont les champignons mycorhiziens ont besoin, et en retour, ces champignons aident les racines des plantes à trouver le nécessaire des nutriments et notamment l’azote.


Autres Liens

  • http://www.inra.fr/Grand-public/Ressources-et-milieux-naturels/Tous-les-dossiers/Metagenomique-du-sol/La-mycorhize/(key)/1
  • https://www.supagro.fr/ress-pepites/processusecologiques/co/SymbiosesMycorhizienne.html
  • https://inoculumplus.eu/les-mycorhizes/
  • https://www.supagro.fr/ress-pepites/processusecologiques/co/SymbiosesMycorhizienne.html
  • https://www.youtube.com/watch?v=VdpsYmo1rOI&feature=player_embedded
  • https://www.pourlascience.fr/sd/biologie/la-mycorhize-la-symbiose-qui-a-fait-la-vie-terrestre-15259.php
  • https://www.gerbeaud.com/jardin/jardinage_naturel/mycorhizer-plantes-arbustes-arbres,1333.html
  • https://www.laboiteachampignons.com/produit/mycelium-champignons-pleurotes-jaunes/
  • https://permaforet.blogspot.com/2013/09/plants-mycorhizes-booster-la-croissance.html?m=1
  • https://www.gerbeaud.com/jardin/jardinage_naturel/mycorhizer-plantes-arbustes-arbres,1333.html
  • https://inoculumplus.eu/les-mycorhizes/

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