Les plantes aromatiques sont un ensemble de plantes utilisées en cuisine et en phytothérapie pour les arômes qu’elles dégagent, et leurs huiles essentielles que l’on peut extraire. Ces plantes aromatiques sont cultivées selon les besoins pour leurs feuilles, tiges, bulbes, racines, graines, fleurs, écorce, etc.

Les herbes et plantes aromatiques, condimentaires et médicinales sont cultivées et récoltées depuis des siècles pour leur parfum : elles embaument le jardin comme les plats en cuisine où on les appelle les “fines herbes”. Appelées “simples” au Moyen-Age, elles sont utiles en médecine et en phytothérapie grâce aux arômes et huiles essentielles qu’elles exhalent en tisanes et en cataplasmes. On peut les planter facilement au soleil au jardin et même en pot sur un balcon ou une terrasse, voire le simple rebord de la fenêtre de la cuisine pour avoir toujours à portée de main persil, ciboulette, thym… fraîchement récoltés pour assaisonner les plats.

Définition

Les plantes aromatiques comprennent les plantes utilisées comme épicesaromates ou condiments, parfois combinées en mélanges aromatiques. La distinction entre ces trois groupes est confuse et dépend surtout de l’utilisation que l’on va faire de la plante.

Si on suit la terminologie anglophone, les plantes aromatiques peuvent se répartir entre spices « les épices », plantes dont on utilise les parties dépourvues de chlorophylle, et herbes « les herbes », celles dont on utilise les parties vertes.

Le mot condimentaire vient du latin condimentarius, « relatif aux assaisonnements ».

Les herbes aromatiques sont des plantes cultivées dans les jardins potagers ou en grandes cultures maraîchères pour leurs qualités aromatiques, condimentaires ou médicinales. L’expression « fines herbes » peut s’appliquer à toutes les herbes aromatiques, mais désigne plus particulièrement un mélange de quatre d’entre elles :

Se soigner par les plantes n’est pas nouveau !

En effet, l’usage de plantes médicinales remonte à l’Antiquité et, au Moyen-Âge, ces plantes, appelées « les simples », étaient cultivées dans les jardins des monastères et utilisées pour leurs différentes propriétés. Cette médecine naturelle connaît d’ailleurs un regain d’intérêt et le métier d’herboriste pourrait bientôt être de retour.

Sédatives, stimulantes, vulnéraires, antiseptiques, anti-inflammatoires… ces plantes peuvent soigner toutes sortes de petits maux. Pourquoi ne pas les cultiver au jardin ?

En 1910, le chimiste René-Maurice Gattefossé (1881-1950) qui faisait des recherches en parfumerie, se brûla grièvement les mains, lors d’une explosion de laboratoire. Très gravement brûlé, et soigné selon les moyens de la médecine contemporaine, il fut rapidement atteint de gangrène gazeuse. En dernier recours, retirant ses bandages, il appliqua sur ses plaies infectées de l’huile essentielle de lavande. Selon la légende, les résultats furent stupéfiants, et confirmèrent son intuition : l’essence de lavande possédait de réelles propriétés antiseptiques et cicatrisantes. Dès lors, il consacra une partie de ses recherches aux propriétés des huiles essentielles.

Boissons

Des plantes aromatiques entrent dans la composition de boissons variées comme les tisanes, sirops ou boissons alcoolisées. Par exemple l’hysope est un ingrédient que l’on retrouve dans le pastis, l’eau de mélisse, l’absinthe suisse, et surtout l’élixir de la Grande-Chartreuse et la bénédictine.

Phytothérapie

Les plantes aromatiques entrent dans la composition de tisanes, potions, cataplasmes et divers autres préparations ou médicaments. Elles font partie des ingrédients de la médecine traditionnelle et de la médecine douce, et sous forme d’extrait, sont utilisées en aromathérapie.

Cosmétiques

Les plantes aromatiques entrent dans la composition de nombreux produits cosmétiques, sous forme d’huiles essentielles, d’extraits de plante ou d’herbes lyophilisées.

L’aromathérapie

L’aromathérapie est l’utilisation des composés aromatiques extraits de plantes, les huiles essentielles, à des fins médicales. L’aromathérapie est ainsi un domaine de la phytothérapie.

En aromathérapie on limite toujours les traitements à base d’huiles essentielles pour les très jeunes enfants (immaturité enzymatique du nourrisson), pour les femmes enceintes (surtout au cours des trois premiers mois lorsque les tissus sont en formation) et pour les personnes allergiques (asthmatiques, etc.). Pour les animaux de production et les animaux de compagnie, l’aromathérapie doit être adaptée, car certaines espèces ne possèdent pas certains systèmes enzymatiques de métabolisation. La pratique de l’aromathérapie nécessite toujours l’avis d’un professionnel averti.

Certaines huiles essentielles sont très bien tolérées pures sur la peau, mais elles sont l’exception. Certaines huiles essentielles sont dermocaustiques, c’est-à-dire qu’elles irritent ou altèrent la peau. La plupart des huiles essentielles nécessitent d’être diluées au 1/5 (concentration importante, réservée à la pratique médicale) le plus souvent au 1/10 voire au 1/20 ou au 1/100 (concentration faible, courante pour l’utilisation des huiles essentielles en cosmétologie) c’est-à-dire de 20 %, 10 %, 5 % ou 1 % V/V ou W/W dans une huile végétale (d’amande douce, d’avocat, d’argan, de macadamia, etc.)ou dans un excipient lipophile (crème, lait). Certaines huiles essentielles se potentialisent mutuellement et sont donc plus efficaces en association. Les formules associant différentes huiles essentielles dans certaines indications, telles celles reprises dans la littérature spécialisée ont donc un sens.

Si les activités antibactériennes et anti-infectieuses des huiles essentielles sont aujourd’hui scientifiquement démontrées, d’autres activités pharmacologiques font encore l’objet de recherches.


Vertus des Herbes Aromatiques

Nos ancêtres utilisaient la puissance curative des plantes aromatiques et des fines herbes. Dans toutes les civilisations antiques, on attribuait à celles-ci des vertus médicinales et miraculeuses reconnues. Aujourd’hui, elles font partie de notre table et de nos habitudes culinaires : basilic, menthe, anis, coriandre, ciboulette, persil, ail, estragon, quels que soient nos choix alimentaires et diététiques, les aromates rendent notre cuisine appétissante, savoureuse, agréable et attrayante.

Vertus médicinales des plantes aromatiques dévoile plus d’une centaine d’aromates provenant de différentes parties de plantes : feuilles, fleurs, graines, fruits, racines, tiges et bulbes. Vous découvrirez également l’origine de ces denrées indispensables qui parsèment nos jardins depuis des millénaires, mais aussi leur cueillette et leur conservation, leur utilisation en cuisine, leurs qualités alimentaires, leurs effets thérapeutiques et de nombreux détails sur leurs composants.

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Vertus médicinales des plantes aromatiques

Premiers Pas dans la Production de Plantes Aromatiques en Languedoc-Roussillon

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Brochure_plantes_aromatiques_et_medicinales

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