La Dadant, la Langstroth, la Voirnot, et bien d’autres encore : quelle est la meilleure ruche ? Comment prendre une décision suite aux avis passionnés et divergents recueillis auprès des apiculteurs. La littérature apicole est remplie d’arguments vantant les qualités et avantages de tel ou tel modèle de ruche. Mais les vieux apiculteurs vous diront que le plus important n’est pas le contenant mais bien la qualité de la colonie qui la peuple à laquelle il faut attacher de l’importance. Préférez le modèle le plus utilisé dans votre région. Vous profitez ainsi du recul de vos collègues qui ont pu observer le comportement de leurs abeilles au cours des différentes saisons. De plus, si vous souhaitez échanger du matériel ou des essaims avec vos amis, vous avez plus de chance d’avoir des cadres standards !

Choix d’une ruche ?

schéma, en vue éclatée, d'une ruche à rayons mobiles

schéma, en vue coupe, d’une ruche à rayons mobiles

Pour se lancer en apiculture, il faut entre autres connaitre les types de ruches pour choisir celle qui hébergera vos abeilles. Celles-ci varient selon les techniques d’apiculture préconisées par les apiculteurs et les régions où elles seront placées. De la ruche traditionnelle à la ruche moderne, de l’horizontale à la verticale, les unes avec cadres, les autres sans cadres. Voici une présentation de quelques ruches les plus connues.

Les ruches traditionnelles

  • Ruche en paille : C’est le modèle de ruches le plus ancien. D’un confort similaire à celui d’un habitat naturel, elle a la forme d’une voûte, sans socle ni rayons, avec un trou par lequel les abeilles entrent et sortent de la ruche. Elle est d’un usage temporaire (capture en urgence des essaims).
  • Ruche kényane (KTBH) : modèle de forme trapézoïdale, inspiré de la ruche traditionnelle grecque économique et facile à construire.
  • Ruche tronc : une ruche qui offre l’avantage de durer longtemps.
  • Ruche alsacienne (ruche Bastian) : un modèle qui est à la fois léger et facile à déplacer.

Les ruches horizontales

C’est le type de ruche qui offre aux abeilles un habitat qui ne nécessite ni cire, ni cadres préfabriqués.

  • Ruche Kenyane

Les ruches verticales

  • Ruche Dadant : ruche à 10 / 12 cadres. C’est le modèle standard chez les apiculteurs et le plus utilisé en Europe. Son volume offre plus de de réserves pour les périodes d’hivernage. .
  • Ruche Langstroth (standard) : un autre modèle standard, très prisé par les apiculteurs. Sa conception tient compte du confort des abeilles et l’emplacement des cadres est idéal.
    Sa manipulation est facilitée par la taille de ses hausses (17 cm de hauteur). Autre avantage : un seul type de cadre. Néanmoins, son volume est réduit par rapport à celui de la Dadant (près de 10 litres en moins).
  • Ruche Voirnot : c’est une ruche cubique qui a été créée par l’abbé Voirnot. Elle est très fréquemment utilisée dans les régions montagneuses et froides. Sa taille se situe entre la Dadant et la Langstroth (36 x 36 x 36). Divisée en deux, elle offre un bon modèle de nucléi de fécondation.
  • Ruche Warré (ruche populaire) : des ruches à barrettes, sans cadres, de forme carrée (30 x 30). Elles ont l’avantage d’offrir aux abeilles de meilleures conditions de vie, et de faciliter le travail de l’apiculteur.
    Pour extraire le miel, il n’est pas possible d’utiliser un extracteur. Il faudra presser les rayons et les égoutter par un filtre.

Autres types de ruches

  • Ruche Layens : délaissée en France, mais encore présente en Espagne. C’est une ruche avec des hausses uniquement sur la longueur. Elle a été créée au 19e siècle par un apiculteur de l’Est de la France, M. de Layens. Néanmoins, depuis les traitements de la varroase, le miel récolté a perdu de sa qualité.
  • Ruche WBC (William Braughton Carr) : modèle à 10 cadres, en forme de pagode, assez cher et difficile à manipuler.

Ruche de production : modèle des plus productifs (de 23 à 27 kg de miel). Les abeilles y circulent en dessous et au-dessus des cadres.


A QUOI SERT LE CADRE D’UNE RUCHE ?

Si dans la ruche warré, on préfère l’utilisation des barrettes, dans les autres types de ruches, on reste sur le système de cadre. Quel est le lien entre le nid et le cadre d’une ruche ? Pourquoi pour certains apiculteurs, ils trouvent plus leur bonheur dans cette méthode que dans une autre ?

Pour la règle du Bee Space découvert par Dzierzon et brevetée par Langstroth, chaque espace de la ruche sera colmatée soit par de la propolis par les abeilles soit par de la cire. C’est ainsi qu’on a recours au cadre d’une ruche mobile. Pour ce type de cadre, on détermine les dimensions internes et externes de la ruche selon les objectifs fixés et suivant certains critères. Ils peuvent être fonctionnels, esthétiques, biologiques, géographique, ésotérique… Le cadre d’une ruche a surtout comme première utilité d’organiser le travail des abeilles et afin qu’elles ne produisent que sur ces cadres et non aux autres parois de la ruche.


Au sujet des Cadres

Un des premiers cadres mobiles est conçu par François Huber dans sa ruche à feuillets en 1792. Petro Prokopovych, apiculteur ukrainien, instituteur et chercheur, développe commercialement en 1814 des cadres mobiles mais ils connaissent peu de succès car ils se colmatent vite, Prokopovych ne connaissant pas le principe du bee space, « espace des abeilles », selon lequel tout espace de plus de 10 mm est bouché par les abeilles avec de la cire, tout espace de moins de 6 mm est bouché avec de la propolis. Les abeilles n’ont pas ce réflexe de bouchage lorsque l’espace entre les cadres et les parois est proche de 8 mm.

Deux améliorations importantes permettent le réel développement de modèles de ruches au cours du xixe siècle : intégration du principe du bee space et espacement entre cadres jusqu’à 41 mm (dans la nature, il est en moyenne de 31 mm au niveau du couvain.


Une colonie d’abeilles ne vit pas éternellement sur de vieilles cires noires sans risques sanitaires. Nos anciens l’avaient très bien compris puisqu’ils « asphyxiaient » les vieux bournats, (appellation locale en Auvergne), pour récolter le miel et ils logeaient les essaims de l’année dans un nouvel abri, posé à même le sol de « l’apier ».

Pour élever nos abeilles nous devons les loger dans des ruches aux éléments interchangeables pour assurer une rotation des cadres.

C’est bientôt la miellée et nous allons agrandir la capacité de la ruche: (par exemple avec les LANGSTROTH dont les corps et les hausses ont les mêmes dimensions)

  1. Prélever dans le corps de ruche les cadres 1, 2 et 3 avec leurs abeilles.
  2. Placer ces trois cadres en attente dans une hausse vide posée sur une table de camping.
  3. Translater simplement les cadres du corps pour les mettre en position: 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7. Compléter avec trois cadres gaufrés:8, 9, 10 .
  4. Mettre en place la hausse en attente où les trois cadres avec leurs abeilles occuperont les positions 4, 5 et 6. Ils seront encadrés par trois cadres construits en position 1, 2, 3, puis trois autres cadres construits en position 7, 8, 9. ( Dans la hausse seulement 9 cadres pour obtenir des rayons de miel faciles à désoperculer ).

Ce procédé permet une rotation des cadres de la ruche-souche en trois ans, et la rotation de tous les cadres utilisés par cette ruche en six ans. (à 1 an près).

Prophylaxie, prophylaxie et aussi impact sur l’essaimage.


Conditions d’hivernage

Pour de bonnes conditions (matérielles) favorisant l’hivernage il faut éviter les excès d’humidité et les courants d’airs.

En sachant que la principale source d’humidité est fournie par la grappe d’abeilles, elle même, qui consomme puis rejette du C02, c’est donc déjà un premier argument pour veiller au bee-space (suffisant) et éviter une condensation provoquée directement par la grappe et en lui empêchant de pair de se déplacer d’un coté à l’autre d’un cadre sans les difficultés d’un couvre cadre trop rapproché (moins de 6mm).

il semblerait que les nourrisseurs couvres cadres (bois) parfaitement étudiés pour l’espacement à laisser (ce qui n’est pas forcément le cas de tous) et permettant de pair l’évacuation des excès d’humidité et un sas à fonction d’isolant thermique, puisse représenter un bon compromis ?

D’ailleurs par logique le bee-space, aussi important au dessus qu’au dessous des cadres pour la bonne circulation des abeilles (dans la grappe) et d’une dimension (toujours très discutée) mais supérieure à 6 mm et inférieure à 10, évitera aux abeilles de transiter par obligation par les extrémités des cadres, les obligeant généralement à quitter la grappe pour des espaces non chauffés, voire glacés à certaines époques et donc parfois fatal !!


Pour le passage des abeilles d’une ruelle (espace entre deux rayons) à l’autre, certains apiculteur pros, outre-atlantique, découpent les coins supérieurs et inférieurs des cires gaufrées. Parfois, naturellement, les abeilles font un petit passage à ces endroits, notamment supérieurs.


Choix d’un type de ruche

choix type de ruche
choix type de ruche

Quelle ruche choisir

les_logements_de_nos_abeilles
les_logements_de_nos_abeilles

Space-Bee et logement pour abeilles


Espace d’Abeiles :

  • lorsque les cavités sont inférieures à 6 mm, les abeilles utilisent la propolis pour colmater celles-ci. Lorsqu’elles sont supérieures à 10 mm, c’est la cire qui est utilisée. Avec une aire bien optimale, les abeilles circulent bien et elles n’ont plus à utiliser les produits pour le colmatage.
  • écartement optimal entre les cadres: 35 mm, (max 41mm)

A gap in a natural nest bees don’t fill up

“Bee space” is a term that is given to a gap that bees create in a natural nest to enable them to pass freely around their nest. This gap is rarely filled with propolis or comb. This can be seen if a wild colony is taken out of a building or tree.

The Rev. Lorenzo Langstroth is credited with being the first person to have found a use for the bee space, allowing us to have what were called “moveable frames” in a box. This made inspection of a colony very easy and is used in most modern hives. I have heard it said and written that Langstroth “discovered” or even “invented” the bee space, but of course he didn’t. The bees invented it and it was discovered many years before, Langstroth just found a way of using it.

Top bar hives rely on beespace to prevent the bees from fixing the comb to the inside of the hive.

We all “KNOW” that bee space is between 4.5 mm and 8 mm and it is also widely reported as being between 6 mm and 9 mm. However it is not a “variable” quantity, it is either 5.3 mm + or – 0.5 mm or it is 9.0 mm + 0.0 mm – 1.0 mm. In other words there are two distinct bands of possible bee space and these occur because in some situations the bees will work individually, but in other situations they need to be able to work back to back.

  • A gap of:-  less than 4 mm… is too small for any but deformed worker bees to pass through. Any spaces, cracks or crevices of this or smaller dimension will be filled with propolis or sometimes a mixture of wax and propolis and on yet other occasions pollen may be mixed in with the filling (I suspect that this is for reasons of porosity or possibly the transmission of light, but I am not certain).
  • A gap of:-  4.3 mm is a standard European spacing for wires in a Queen Excluder.
  • A gap of:-  5 mm if used between the wires of a square mesh will make an excellent pollen stripper as the workers can get through, but a significant portion of pollen will be stripped from their legs.
  • A gap of:-  5.2 – 5.4 mm is a spacing that can be used to exclude or differentiate Drones, as Workers and Queens will freely pass, but Drones cannot.
  • A gap of:-  6 mm Is the smallest gap that bees will leave between adjacent comb surfaces (outside of the usual clustering area) the bees can defend this more easily and they can work individually within this dimension. The smaller gap around the periphery of the nest, also renders the nest less susceptible to draughts, and may help in maintaining humidity.
  • A gap of:-  7 mm not used by the bees themselves, but some people regard it as a valid bee space to use in some parts of beekeeping equipment. If this spacing occurs between the side faces of frame top bars they are the least likely to suffer from accretions of wax. Frames spaced at 35 mm pitch (normal Hoffman spacing) that have top bars 28 mm in width give rise to this 7 mm gap.
  • A gap of:-  8 mm is a popular bee space among those that design their own equipment as it falls midway between the 1/4″ and 3/8″ figures so often quoted in old books. I used to be keen on this dimension myself, but I have come to regard it as ‘neither one thing or the other’ and now I favour 9 mm or in some circumstances 6 mm.
  • A gap of:-  9 mm is the usual space the bees will leave between adjacent areas of capped brood. This allows two layers of bees to work back to back, usually in an oval pattern roughly in the centre of a frame.
  • A gap of:-  more than 9 mm and we are into brace comb territory!
  • A Gap of 10 mm is practical from a design point of view. with the B.S. deep brood frame at 215 mm (some are 216 mm) and the Shallow Frame at 140 mm The boxes are then 225 mm and 150 mm respectively this gives 1 mm above the frames and 9 mm below (or the reverse if you are like me, top bee space oriented). This may seem large, but it only is this way with fresh equipment. The grain in the frame side bars is vertical and practically no shrinkage will occur in this direction. The box sides however are grain oriented horizontal and the shrinkage will occur in the vertical height of the box. So in use the space is often much less than the initial 10 mm.

In all things there are exceptions… when it comes to the gap between the frame bottom bars in the bottom box and the floor surface underneath it, this is usually 28 mm or 31 mm in UK hives, but it does not suffer brace or burr comb unduly, as the bees consider it a similar situation to a wild nest in a cave.


What is the bee space?

Explore the maths in a bee hive

The distance between the frames of a bee hive plays an important role in the life of bees.

The “bee space” is the precise gap within a hive or natural nest that bees won’t fill with wax or propolis. It enables the bees to crawl around in their home. The ideal distance somewhere between 4.5 mm and 9 mm.

In other words:

  • If the space is smaller than 4.5 mm, bees will seal that space with the resin-like propolis.
  • If the space is bigger than 9 mm, bees will fill the space with extra wax comb.

Why is the bee space so important for beekeepers and DIY hive builders?

Respecting the bee space is crucial. Violating the bee space would result in a hive that is glued and filled everywhere and can’t be inspected anymore.


Who invented the bee space?

What do you think? Let’s see…Some researcher? Some biologist? Wrong!

Of course, bees “invented” the bee space.

Inspired by the works of Polish Dzierzon,

Still, Rev. Lorenzo Langstroth was the first person to use the bee space in a hive. In 1852 he created the first hive with removable frames in a box. The modular, expandable hive with its removable, vertically hanging frames was the solution that worked well for both bees and beekeepers.

Since then, this invention allows beekeepers all over the world the inspection of their bee colonies, without destroying the carefully built honeycomb.

Even today, most people that think of a bee hive, visualize a Langstroth hive. It is the most common hive type.

You want to know more? Here you go..

The bee space is not a variable number. There exist two distinct bands of possible bee spaces. The reason? In some situations the worker bees will work on their own, while in other situations they collaborate “back to back” with their sisters.

  • The lower bee space is either 5.3 mm + or -0.5 mm
  • The upper bee space is 9 mm + 0.0 mm – 1.0 mm

Hive and Honey Bee, By Langstroth

langstroth_on_the_hive_and_honey_bee_1888
langstroth_on_the_hive_and_honey_bee_1888

another edition

The-Hive-And-The-Honey-Bee_(Langstroth)
The-Hive-And-The-Honey-Bee_(Langstroth)

Trouver, offrir, des espaces pour les ruches d’apiculteurs


Sources

  • http://blog.exometeofraiture.net/blog/2018/03/02/cadres-bee-space-apiculture/
  • http://www.dave-cushman.net/bee/bsp.html
  • https://bees.techno-science.ca/english/bees/life-in-a-hive/langstroth.php
  • https://bees4life.org/blog/bees-as-engineers/what-is-the-bee-space
  • https://sagapiculture.fr/articles.php?lng=fr&pg=334
  • https://ruche.ooreka.fr/comprendre/ruche-langstroth
  • http://abeilleduforez.tetraconcept.com/dossiers-techniques/pratique-apicole/apiculture-biologique/

One response to “Espace à Abeilles et les Ruches”

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