Dés le mois de septembre j’étale en bandes larges de 1.20 mètres du foin en premier (et si vous ne disposer pas de foin vous pouvez étaler tout types de végétaux), ensuite tous les végétaux qui me tombe sous la main, y compris les déchets du potager.

Vous pouvez aussi récupérer toutes les tontes, tailles et branches de vos voisins, ce que je fais et ils en sont ravis.

Cela aura pour effet de protéger votre sol des aléas climatiques de l’hiver. N’hésitez pas à en mettre une épaisse couche. Moi même je dispose une couche de 30 a 40 cm et je n’y touche plus jusqu’en mars suivant les plantations à effectuer. Cette épaisseur finira par atteindre 15 a 20 cm au début du printemps.

Que se passe-t-il sur mon sol ?

J’ai le meilleur des outils : la faune du sol qui prolifère sous se couvert végétal même l’hiver et sous la neige en se nourrissant de cette matière végétale et en travaillant en permanence le sol. De plus pendant les grands froids qui peuvent être de -10 a -18 °C, j’ai constaté que sous ce couvert épais l’effet du gel était nul et que mon sol était en permanence humide.

Ma terre échappe à l’érosion et au croûtage car lors des pluies ou a la fonte des neiges il se produit un effet d’infiltration de l’eau en évitant le ruissellement de celle-ci.

C’est un économiseur d’eau car l’évaporation est stoppée et l’eau profonde ne remonte que lentement pour les cultures. Il y a un effet éponge.

Il y a aussi un effet fertilisant riche en sucres, protéines et cellulose par voie directe et rapide, et une autre voie beaucoup plus lente par la lignine issue du bois.

Concernant ce que beaucoup appellent « les mauvaises herbes » et qui aspirent à un jardin exempt de celles-ci, elles se développent souvent avec un potager au sol nu ou aucune vie microbienne existe. Quand à moi, je laisse les herbes divaguer entre mes légumes car celles-ci attirent les auxiliaires et les prédateurs des ravageurs et de plus elles contribuent à me structurer le sol et à retenir l’humidité de celui-ci. Et sans que cela n’ait aucune influence sur le développement des cultures.

Peut-on se passer totalement d’eau ?

Oui on peut s’en passer totalement et ceci grâce à la réunion de 6 conditions:

  • un effet réserve d’eau pendant la saison des pluies et des neiges par infiltration.
  • un effet épaisseur de la couche de végétaux qui piège l’eau en évitant son évaporation.
  • par la précocité des cultures, plus elles sont implantées précocement, plus elles auront le temps de faire leurs rendements.
  • par l’effet humus qui associe la terre et les végétaux sans se mélanger.
  • par l’effet lignine grâce aux bois et branchages.
  • par l’effet ombrage suite a l’épaisseur du mulch.

Cela fait maintenant 2 ans que j’ai créé cette méthode et toujours aucun arrosage même pendant la canicule avec un véritable succès. Je pratique les semis en godets ou en mini-mottes et je les transplantent directement dès qu’elles ont 2 feuilles et je n’ai aucun soucis pour la suite de la pousse. Quand je parle de transplantation c’est uniquement l’écartement du mulch et je pose le plant directement sur le sol sans toucher à sa structure et c’est le plant lui-même qui va enfoncer ses racines dans le sol afin de trouver sa nourriture.

J’espère que cela vous incitera a faire découvrir ma méthode à d’autres car je souhaiterais que les instances politiques, agricoles et autres prennent en considération le fait qu’il existe d’autres manières de préserver notre planète.

Thierry BELSACK, Le potager d’antan



PAILLAGE/MULCH – LA DÉMARCHE

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Le Mulch en Maraîchage

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Culture sur Mulch

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Autres Liens :

  • https://www.permatheque.fr/2015/02/15/246/
  • https://fermesdavenir.org/fermes-davenir/outils/mulch-paillage

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